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Journalisme

Vu sur le net :

Why does what seems like definitional hair-splitting matter? Because when a whistleblower knocks on your door, you must decide not whose side you’re on but whom and what principles you serve. This is a way to recast the specific argument journalists are having now about whether Snowden is a hero or a traitor. Wrong question. As a journalistic organization, the Guardian had to ask whether the public had a right to the information Snowden carried, no matter which side it benefitted (so long as the public’s interests — in terms of security — were not harmed).

source : All journalism is advocacy (or it isn’t)

Comme on le voit, il reste quelques voix au USA pour comprendre l’importance de la démocratie et défendre Snowden.

Secrets

Ce qui est choquant dans la révélation actuelle de la surveillance par les USA des communications téléphoniques et internet de particuliers, c’est l’idée que, pour les américains, il existe des citoyens de seconde zone.

En effet, si, au nom de la défense de Amérique et des américains, on peut espionner des étrangers sans tenir compte de leurs droits et en portant atteinte à leur vie privée, c’est reconnaître que leurs droits sont inférieurs à ceux des américains.

Ce sont des citoyens de seconde zone.

Quand un grand pays démocratique comme les USA s’engage dans cette voie, les droits de l’Homme, la régulation internationale n’existe plus.

Nous verrons ce qui sortira de cette histoire, mais il ne saurait y avoir, dans un état moral et un état de droit, de compromis entre la liberté et la sécurité. Les deux dont nécessaires.

Pouvoirs

(En)jeux de pouvoirs dans Jeux de Pouvoir, de Kevin MacDonald, avec Russell Crowe et Ben Affleck.

Sur fond de l’enquête de deux journalistes, l’un à l’ancienne, cubicle encombré, enquête de fond, alcool et grisaille de la vie, l’autre jeune, blogueuse, connectée et avide de scoop, le film aborde à la fois la transformation des qutotidiens et de leur modèle économique, les contraintes de la rentabilité à tout prix, le pouvoir et la corruption des lobbies militaires et la privatisation des contrats de sécurité, la responsabilité individuelle face à la responsabilité collective.

On peut certainement critiquer tels ou tels aspects de ce film qui reste dans la lignée des films policiers américains, mais il faut reconnaître la capacité des américains à utiliser l’actualité immédiate dans un film, notamment des thèmes peu fréquents comme la liberté de la presse et la nécessite d’une presse d’investigation face a la puissance de l’argent et la délégation de la sécurité intérieure et extérieure à des sociétés de mercenaires privés.

Malgré la diversité des sujets, le film, tiré d’une série anglaise, State of Play, tient le suspense pendant 2 heures.