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Secrets

Ce qui est choquant dans la révélation actuelle de la surveillance par les USA des communications téléphoniques et internet de particuliers, c’est l’idée que, pour les américains, il existe des citoyens de seconde zone.

En effet, si, au nom de la défense de Amérique et des américains, on peut espionner des étrangers sans tenir compte de leurs droits et en portant atteinte à leur vie privée, c’est reconnaître que leurs droits sont inférieurs à ceux des américains.

Ce sont des citoyens de seconde zone.

Quand un grand pays démocratique comme les USA s’engage dans cette voie, les droits de l’Homme, la régulation internationale n’existe plus.

Nous verrons ce qui sortira de cette histoire, mais il ne saurait y avoir, dans un état moral et un état de droit, de compromis entre la liberté et la sécurité. Les deux dont nécessaires.

Cécité

Éditorial surréaliste d’Eric Fottorino dans Le Monde daté du 14 octobre 2009 à propos de la candidature de Jean Sarkozy à la présidence de l’EPAD.

Si la tonalité de l’article est assez conforme à ce que je pense de l’indécence de cette candidature, la conclusion laisse rêveur sur les dérives (passées ?) du Monde :

Quel brouillage d’image, quel gâchis pour un président épris de réformes et de modernité ! Où est passé le candidat Sarkozy qui vantait avec conviction en janvier 2007 « la République irréprochable » ?

Sans rire ?!? Qui a pu douter que le discours du candidat n’était que de façade et destiné à séduire un électorat qui n’était ni acquis, ni déjà séduit ? Un discours uniquement réduit a la fonction de ringardiser la gauche, à contrer la modernité de son candidat (je rappelle que mon candidat était Dominique Strauss-Kahn).

Apparemment, Le Monde s’y était laisse prendre !

Pouvoirs

(En)jeux de pouvoirs dans Jeux de Pouvoir, de Kevin MacDonald, avec Russell Crowe et Ben Affleck.

Sur fond de l’enquête de deux journalistes, l’un à l’ancienne, cubicle encombré, enquête de fond, alcool et grisaille de la vie, l’autre jeune, blogueuse, connectée et avide de scoop, le film aborde à la fois la transformation des qutotidiens et de leur modèle économique, les contraintes de la rentabilité à tout prix, le pouvoir et la corruption des lobbies militaires et la privatisation des contrats de sécurité, la responsabilité individuelle face à la responsabilité collective.

On peut certainement critiquer tels ou tels aspects de ce film qui reste dans la lignée des films policiers américains, mais il faut reconnaître la capacité des américains à utiliser l’actualité immédiate dans un film, notamment des thèmes peu fréquents comme la liberté de la presse et la nécessite d’une presse d’investigation face a la puissance de l’argent et la délégation de la sécurité intérieure et extérieure à des sociétés de mercenaires privés.

Malgré la diversité des sujets, le film, tiré d’une série anglaise, State of Play, tient le suspense pendant 2 heures.