Mon Président

Le blog d'un citoyen qui rêve d'un grand président de la république

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Caniveau

Posté par Christian le 15 mai 2011

Dominique Strauss-Kahn est un citoyen comme un autre.

Accusé par un autre citoyen d’un crime grave, il est normal qu’il soit interrogé par la police, quel que soit son statut personnel.

Mais, comme tout citoyen, il a le droit à la présomption d’innocence.

Il n’y aurait rien de plus terrible pour l’homme et pour la démocratie, qu’il soit finalement blanchi, ce soir, dans 1 an ou dans plus longtemps, et que, par la faute de cette accusation et de son traitement mediatique, il ne puisse se présenter normalement à la candidature pour l’élection présidentielle de 2012.

Ce qui choque ici, maintenant, c’est l’hystérie de mots utilisé par les journalistes et le monde mediatique. Alors qu’on sait peu de choses, que ni les témoins, ni l’accusé, ni la police, ne se sont (et ne peuvent) publiquement exprimés à l’heure où j’écris, les spéculations sur l’avenir et les remugles du passé sont ressassés à longueur de journée.

Ce manque absolu de recul, ce caniveau de journalisme (sic), sont absolument dangereux pour la démocratie. Chacun devrait en avoir conscience. Chacun devra prendre ses responsabilités, lorsque, comme j’en suis certain, les accusations contre Dominique Strauss-Kahn tomberont.

Pour ma part, j’ai une pensée pour l’épreuve que l’homme, sa famille et ses proches traversent aujourd’hui, et je redis mon admiration pour le travail que Dominique Strauss-Kahn a accompli en tant que Ministre comme en tant que Directeur du Fond Monétaire International et que je lui souhaite, blanchi, de pouvoir poursuivre.

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Préparation

Posté par Christian le 1 mai 2011

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Chance

Posté par Christian le 20 mars 2011

Depuis 4 ans, le livre de Dominique Strauss-Kahn, 365 jours, publié à l’occasion de l’élection présidentielle de 2007, n’a pas quitté le bandeau droit de ce blog, preuve d’une certaine fidélité.

On ne va pas ici s’interroger sur la possible candidature de DSK. Mais, pour renouer avec une chronique politique, s’interroger sur les enjeux et les risques de la prochaine élection de 2012.

Le contexte d’aujourd’hui est particulier : révoltes démocratiques des populations des pays arabes, conflit en Côte-d’Ivoire, intervention des Nations-Unies en Libye, tremblement de terre et tsunami au Japon, dysfonctionnement majeur d’une centrale nucléaire au japon après le tsunami. On peut encore ajouter les crises économiques nées de la crises des sub-primes au USA qui continuent encore de secouer le système économique mondial.

Tous ces évènements, qu’ils soient indépendants ou non les uns des autres, touchent à 2 éléments fondamentaux de la vie en socité : la solidarité et, particulièrement, la solidarité internationale, et le bien-être des populations.

L’accumulation de ces évènements majeurs, dans une période de temps courtes, ne peuvent pas ne pas avoir un impact sur l’opinion publique, passée le temps de l’émotion et de la compassion, et donc,  sur l’analyse que ferons les candidats à l’élection présidentielle de l’état d’esprit des français et de la population en général.

3 lectures sont possibles :

- la tentation du chacun pour soi : la situation est difficile, mobilisons nos forces pour apporter de l’aide à ceux qui sont les plus proches de nous –  la famille, les français.

- le mirage de la grandeur : la France, grand pays historique, s’il en est, peut expliquer aux autres comment il faudrait agir, proposer des solutions, tout en n’ayant aucun moyen réel d’action.

- l’exigence de la solidarité : les nations doivent, où que ce soit, apporter soutien et réconfort aux populations civiles, qui souffrent face aux évéènements, qu’ils soient climatiques ou militaires.

Bien sûr, le choix des mots n’est pas neutre et l’on voit bien où vont nos choix.

Mais, il ne s’agit pas de caricature, il s’agit de définir un système de valeurs.  D’un côté, le choix de l’individualisme et d’une forme de communautarisme. De l’autre, le recours à une forme aujourd’hui désuète d’envisager le monde comme un système hiérarchique où  certaines nations s’arrogent le droit de définir les principes et les méthodes.

Parce que nous sommes aujourd’hui dans un système mondialisé, parce que la puissance  économique de certains pays dépassent nettement leur influence morale ou militaire, la solidarité collective, effective, doit être un principe fondamental sur lequel repose la mise en place d’un équilibre et d’une évolution progressive des sociétés.

Solidarité, mais à quel prix ?

Quand certains pays de la Ligue Arabe s’engagent avec la France, la Grande-Bertagne et les USA pour faire appliquer la résolution 1973 des Nations Unies qui demande le cessez-le-feu en Libye et autorise les nations qui le souhaitent à prendre les mesures nécessaires pour protéger les populations civiles (cf le texte de la résolution et l’article de Wikipedia sur le sujet), est-ce que cela légitimerait que les peays occidentaux ferment les yeux sur la répression des  révoltes arabes ?

Quand les états sauvent le système économique mondial, faut-il qu’ils abandonnent aussi toutes exigences envers les entreprises et le système bancaire pour rétablir les profits d’avant ?

Quand l’attention immédiate va au secours des populations et à la réparation des dégâts provoqués par le tsunanmi, faut-il abandonner tout esprit critique sur le programme nucléaire et le risque absolu que représente les centrales nucléaires ?

Solidarité, donc, mais afin qu’elle serve de base à une évolution des systèmes et des mentalités.

C’est à cela que devrait s’atteler le prochain Président de la République Française : mobiliser la solidarité de tous, citoyens, entreprises et états  en l’appuyant sur 3 principes :

- la formation d’abord, car il est impératif de donner aux jeunes, les moyens de trouver un place et de se développer dans une société en crise

- l’environnement, ensuite, car il ne peut pas y avoir de développement dans une société qui se dégrade et qui dégrade la santé de ses habitants

- les services publics, car il ne saurait y avoir de développement dans un pays où la monétisation, voire la prévarication ou le népotisme, des besoins des populations l’emportent sur le bien public.

Sur ces bases simples à expliquer, qui devraient être universelles, et dont le bénéfice peur rapidement être visible, il y a matière à un programme de gouvernement, à une mobilisation, nationale (la France), continentale (l’Europe) et internationale.

Espérons que ces thèmes seront au centre de la prochaine campagne présidentielle.

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Découverte

Posté par Christian le 11 janvier 2011

Après Houellebecq, Virginie Despentes, Apocalypse Bébé, prix Renaudot 2010.

Là encore, c’est un auteur qui porte avec elle un relent de souffre. Je conçois qu’on puisse  ne pas apprécier certaines pages un peu crues de ce livre et que cela puisse suffire à en éviter la lecture.

Valentine, la fille d’un écrivain, aujourd’hui improductif, est surveillée (pour le bien de son adolescence) par une détective. Valentine disparaît, la détective, accompagnée d’une spécialiste, essaye de la retrouver.

Si on accepte la découverte, sans être un chef d’oeuvre, sur un fond d’enquête policière, Despentes réussit  à décrire une certaine société d’aujourd’hui et toucher une certaine vérité dans ses personnages, notamment adolescents, et les contrastes de perception entre strates de la société.

Le monde décrit par Despentes est un monde noir, une société déjà explosée qui n’a pas d’avenir.

De manière assez intéressante, les 2 livres de Houellebecq et de Despentes ont des similitudes. En élargissant le spectre de leurs livres respectifs, ils ont l’ambition de décrire une certaine société occidentale, même si c’est de manière diamétralement opposée. Les personnages ne sont pas forcément plus sympathique que chez Houellebecq.

Bref, un bon polar, marqué par notre époque, même si je trouve que la fin est un peu exagérée, voire grand spectacle, sans que cela apporte quoi que ce soit.


Apocalypse bébé – PRIX RENAUDOT 2010

Virginie Despentes. Grasset 2010, Broché, 352 pages, € 10,90

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Détestable

Posté par Christian le 11 janvier 2011

Il ne faut pas juger la qualité d’un écrivain à l’aune de sa personnalité, c’est avec cette phrase que de nombreux critiques justifiait la lecture de La carte et le territoire de Michel Houellebecq, ajoutant que c’était le meilleur livre de l’auteur.

Soit. J’ai donc lu ce livre, Prix Goncourt 2010, avec un esprit curieux, confiant, malgré toutes mes réticences à l’égard de l’auteur.

L’histoire, c’est la vie d’un artiste, Jed Martin, depuis sa naissance d’artiste à sa mort. On assiste à la « création » de son art, sa transformation au fil du temps et de l’inspiration, et à sa vie d’homme, ses rencontres, notamment avec un écrivain célèbre, Michel Houellebecq lui-même.

Je ne laisserai pas durer le suspens sur mon opinion sur le livre : c’est une histoire  détestable sur des personnages détestables écrit par un écrivain détestable, mais c’est le livre d’un grand écrivain.

Houellebecq réussit à rendre compréhensible et accessible la création de l’artiste Jed Martin. Sans avoir jamais vu aucune des oeuvres de Jed Martin, les descriptions qu’en donne l’auteur les rendent réalistes, et si demain, on en voyait une dans la vitrine d’une galerie, je suis certain que je reconnaîtrai une oeuvre de Jed Martin.

Au delà, il y a une réflexion sur la création et l’art, leur rapport complexe au temps, sur les mécanismes de l’inspiration et de la création. Réflexion, à la fois érudite et simple, complexe et accessible.

Tout cela est intéressant, bien écrit et rend accessible une réalité assez intangible qui est celle de l’oeuvre et de sa création.

Mais, bon sang, que les personnages sont détestables, que leur mise en scène est petite, voire basse.

Et que dire, de la mise en scène de Houellebecq, personnage de roman, par Houellebecq écrivain. Est-ce nécessaire ? On ne peut pas dire que l’écrivain ait donné se soit donné le beau rôle, mais la recherche du sordide humain, n’est pas forcément ce qu’on cherche à tout prix dans un roman.

Quelque part, cela en dit long sur l’homme Houellebecq, car, finalement, le roman ne sert-il pas à dire : merci de me statufier, je suis un artiste.

Alors, faut-il le lire si on n’est pas particulièrement attiré sur les mystères de la création artistique ?

Oui, si on fait abstraction de ce qui est détestable dans ce livre, car au milieu de tout ce fatras, il y a des pages admirables, d’une densité émotionnelle extraordinaire, qu’il faut avoir lues. C’est peu dans le roman, c’est beaucoup pour un lecteur.

Un dernier mot : parlant de Houellebecq, je ne peux pas ne pas penser à Céline, personnage lui-même détestable, mais dont la lecture de Voyage au bout de la nuit reste dans ma mémoire.


La carte et le territoire – PRIX GONCOURT 2010

Michel Houellebecq. Flammarion 2010, Broché, 450 pages, € 12,00


Voyage au bout de la nuit

Louis-Ferdinand Céline. Gallimard 1972, Poche, 505 pages, € 7,98

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Mer

Posté par Christian le 12 novembre 2010

Je fais partie de ces lecteurs ou spectateurs dont l’émotion s’exprime par des larmes.

Le roman Les Déferlantes de Claudie Gallay fait partie de ces quelques livres dont la conclusion contient des pages d’une telle justesse que de cette vérité nait l’émotion.

C’est pourtant peut dire que ce roman ne cherche ni à impressionner, ni l’émotion facile.

Dans un style très particulier, fait de phrases très courtes, l’auteur réussit à rendre une ambiance. Le style peut peut-être gêner le lecteur habitué à de grandes grandes descriptions, on peut s’étonner de cette accumulation de petits détails, mais je suis fondamentalement certain qu’aucun autre style ne correspondrait à ce livre.

Histoire de vies et de morts, de vivants et de morts, dans le village de La Hague, avec la mer, son ciel, ses oiseaux et ses hommes, chaque mot, chaque ligne, chaque page, construit patiemment , lentement, les personnages, leur histoire, leur mémoire, du passé au présent.

Aucun personnage, même secondaire, n’échappe à la justesse de sa description. Même le silence prend une consistance.

Un grand et beau livre à lire au coin du feu.


Les déferlantes

Claudie Gallay. J’ai lu 2010, Broché, 480 pages, € 6,50

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Afrique

Posté par Christian le 25 septembre 2010

Magie de la littérature : on prend un livre, au hasard (enfin, presque), parce que le titre vous plait, et, finalement, on ne regrette pas d’avoir choisi ce livre qu’on a pris un grand plaisir à lire.

C’est ce qui vient de m’arriver avec Mais le fleuve tuera l’homme blanc, de Patrick Besson.

Je ne connaissais pas Patrick Besson, mais mon goût pour l’Afrique m’avait attiré vers le titre. Les commentaires entendus sur le dernier livre de Patrick Besson, Le Plateau télé: Chronique du temps passé devant la télévision, tiré des ses critiques dans Le Figaro, avaient, de leurs côtés, réveillés mon attention.

Aucune déception, donc, à la lecture, de découvrir, à la fois, un polar, un histoire politique, et le style de Patrick Besson.

Entre Congo (Brazzaville) et République Populaire du Congo (ex-Zaïre, Kinshasa), ces deux ex-colonies, respectivement Française et Belge, l’auteur revient sur une page de l’histoire africaine de ces 20 dernières années et le rôle de la France, au travers de ses quatre personnages, un coopérant spécialiste du pétrole, un conseiller des présidents africains, une expatriée russe installée depuis longtemps, et une ex-agente des services secrets français, ainsi que tous les acteurs noirs qui gravitent autour d’eux

Patrick Besson réussit à décrire le particularisme de l’homme blanc qui a choisi (?) l’Afrique, en même temps que la réalité d’une Afrique multiple. Cette opposition entre les blancs et noirs, entre l’individualisme et l’argent d’un côté, et la multitude et la débrouille de l’autre,est fondamentale. On la retrouve dans Combat de Nègre et de Chiens, la pièce de Bernard-Marie Koltès, revue récemment dans une mise en scène impeccable au Théâtre de La Coline  à Paris.

Le livre est-il construit sur cette dualité : entre les 2 pays, entre 2 capitales, entre 2 rives du fleuve Congo, entre blancs et noirs, entre hommes et femmes, entre 2 ethnies, hutus et tutsies ? Je ne saurai dire.

En tout cas, en remettant en perspective l’origine du conflit et du génocide qui a opposé les Hutus et les Tutsis, c’est à une nouvelle compréhension de l’Histoire récente que nous amène Patrick Besson. Le détailler ici, le remettre en perspective de ce qu’on sait du Rwanda, ferait perdre une partie de la richesse du livre.

A lire donc, avec l’esprit curieux


Mais le fleuve tuera l’homme blanc

Patrick Besson. Points 2010, Broché, 504 pages, € 2,40


Le Plateau télé

Patrick Besson. Fayard 2010, Broché, 999 pages, € 24,69


Combat de nègre et de chiens

Bernard-Marie Koltès. Editions de Minuit 1990, Broché, 125 pages, € 9,50

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Terreur

Posté par Christian le 8 juillet 2010

Au travers des récits croisés de la vie, de l’arrestation, des interrogatoires et de la déportation du poète russe, Ossip Mandelstam, Robert Littell décrit, dans L’hirondelle avant l’orage, le quotidien du stalinisme.

Soit la forme de descriptions à la première personne du singulier, comme si Littell avait recueilli les confidences des protagonistes, un lutteur de foire, le garde du corps de Staline, Mandelstam lui-même, sa femme et sa muse, Nadejda, sa meilleure amie, l’horreur de l’arbitraire et de l’asservissement intellectuel prend forme dans le Moscou des années trente.

Roman à la fois simple dans sa forme, riche dans contenu, et prenant quand à son sujet, L’hirondelle vaut aussi par l’humanité qui se dégage des personnages, Staline compris, et la sorte de fascination qu’exercent sur lui les grands poètes et écrivains russes qui sont les héros de livre.

Sur un sujet similaire, le film, Une exécution ordinaire, de Marc Dugain, avec une composition puissante et réussie de Staline par André Dussolier, raconte la même folie, la même paranoïa de Staline, à la veille de mourir. Si les protagonistes sont plus simples, une femme, médecin, le personnel de l’hôpital où elle travaille, et le mari de celle-ci (Edouard Baer, très bien), les principes de la dénonciation et de l’arbitraire sont les mêmes. Staline , à la fois humain et tout-puissant, dispose , sans souci de justice, des autres et de leur vie.


L’hirondelle avant l’orage

Cécile Arnaud (Traduction). Points 2010, Poche, 407 pages, € 2,03


Une Exécution ordinaire

Andre Dussolier (Interprète principal). StudioCanal 2010, DVD, € 4,99

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Entier

Posté par Christian le 5 juillet 2010

Comment être amoureuse d’un homme qui vous efface de son existence ?

Vincere est un film de Marco Bellocchio sur une femme, Ida Dalser, avec laquelle Benito Mussolini a eu un enfant vers 1914.

Loin d’être l’histoire de Benito Mussolini, c’est d’abord l’histoire d’une femme, qui a tout donné à l’homme qu’elle aime (notamment son argent puisqu’elle finance le journal qui permettra l’émancipation politique de Mussolini et qui fondera le parti fasciste, et qui découvre qu’elle l’a perdu malgré l’enfant qu’ils ont eu ensemble et que Mussolini a disparu. Ida Dalser fera tout pour faire reconnaître son statut d’épouse, contre la femme « officielle » et contre le Duche. Traité comme folle, elle sera enfermée dans hôpital psychiatrique et perdra la gadre et la trace de son enfant, leuel finira, lui aussi enfermé dans un pensionnat.

Bellocchio a réussi à la fois une très belle figure de femme, entière, refusant de céder, refusant l’évidence, et un film avec une image et une mise en scène très travaillées. Mélant utilement des images d’archives du Duche, une musique et une scénographique très fortes, il réussit des plan dans lequel la composition, parfois très simple, s’intégre dans la narration.

Un film à voir !

© Daniele Musso


VINCERE

Filippo Timi Giovanna Mezzorgiorno (Interprète principal). MK2 2010, DVD, € 9,18

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Justesse

Posté par Christian le 7 mars 2010

Découverte et enchantement avec le film Une Education de Lone Sherfig avec Peter Sarsgaard et Carey Mulligan.

L’histoire de l’apprentissage amoureux d’une jeune lycéenne de 16 ans, dans une Angleterre encore guindée de 1962 où la femme n’a d’autres choix que de trouver un bon mari ou d’enseigner, est traitée avec une justesse, une luminosité que Carey Mulligan donne à son personnage.

Au-delà d’une simple histoire d’amour, le film sait respecter ses personnages et son histoire sans transiger sur le regard détaché, jamais dupe, un  brin cynique que les anglo-saxons savent porter sur leurs propres travers.

Sans parler d’une chronique sociale car c’est de l’Amour dont il s’agit, de l’autre, de l’existence, de la vie, de soi, ce sont les prémices d’une transformation, d’une autre culture, d’une autre classe sociale, que rend avec beaucoup de justesse et de fraicheur le film.

Porté par une bande son aux tonalités jazzy et à la french touch de Juliette Gréco, c’est un vrai plaisir qui accompagne ce film.

Affiche du film Une Education

Affiche du film Une Education


© Metropolitan FilmExport

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