Mon Président

Le blog d'un citoyen qui rêve d'un grand président de la république

  • Calendrier

    septembre 2010
    L Ma Me J V S D
    « juil    
     12345
    6789101112
    13141516171819
    20212223242526
    27282930  
  • A lire

  • Catégories

  • Tags

  • RSS Le Monde

Recommencements

Posté par Christian le 25 juillet 2009

Peut-on encore faire une note sur le film Parlez-moi de la pluie d’Agnès Jaoui, plusieurs mois après sa sortie en salle ?

Oui, car il faut parler de ce film quand on aime la politique, le cinéma, la littérature et les gens.

Ceux qui ont l’amabilité de venir de temps en temps lire une note sur Mon Président savent bien ce blog ne parle que de cela, de la politique, du cinéma, de littérature et des gens !

Fraichement entrée en politique et parachutée dans sa région natale au nom de la parité, Agathe Villanova (Agnès Jaoui) renoue avec un passé qu’elle avait tenu éloigné, sa sœur Florence et sa vieille nourrice algérienne, Mimouna, et le souvenir de leur mère, morte depuis un an. Elle est interviewée, pour un documentaire sur les femmes qui ont réussi, par Karim (Jamel Debbouze), le fils de sa nourrice et Michel Ronsart (Jean-Pierre Bacri), lequel est amoureux de la soeur d’Agathe.

Loin d’un vaudeville, le film dresse par petites touches le portrait et la complexité de chacun des personnages.

Politique, parce que le film montre une certaine réalité de la vie d’un responsable politique, avec ses doutes, ses contraintes, le regard des autres, l’incompréhension souvent.

Cinéma et littérature, car loin d’un film d’action, c’est par de petites scènes construites sur presque rien que se dessinent les personnages et leur évolution.

Les gens, car il faut justement les aimer beaucoup pour faire sentir la complexité qui les animent et ne pas les caricaturer. Aucunes des situations, aucunes des transformations qui concluent le film ne sont artificielles, justement grâce à cette humanité qu’a su installer Agnès Jaoui.

Et ce qui ne gâche rien, on rit beaucoup, aussi bien de l’insolence de Jamel Debbouze, que de la balourdise de Jean-Pierre Bacri ou du désarroi de Agnès Jaoui.

Parlez-moi de la pluie … ou du beau temps car les jours succèdent aux jours et tout recommence, et tout continue.


Parlez-moi de la pluie

Agnes Jaoui (Interprète principal). Universal Studio Canal Video 2009, DVD, € 3,59

Posté dans Cinéma | Pas de commentaires »

Honneur

Posté par Christian le 22 juillet 2009

Est-ce le hasard qui m’a fait acheter L’Armée des Ombres, de Joseph Kessel, le fait d’avoir parlé de Kessel avec une amie Professeur de Litérature, ou un effet inconscient lié au contexte politique actuel ?

Je ne regrette en tout cas pas cette lecture.

Ce qui aurait pu n’être qu’une allégorie du courage de la Résistance s’est avéré en réalité être un roman complexe, sur l’amour du l’Homme, sur le courage, sur la responsabilité, sur l’honneur, …

Si les actes de bravoure succèdent aux actes héroïques, si l’engagement des plus simples côtoie l’action des chefs de la Résistance, rien n’est tût du côté obscur de ce combat : assassinats, règlements de comptes, exécutions, … Les doutes et les actes de bravoures font de ce roman publié en 1943, en pleine guerre donc, un récit profondément humain.

On oublie certainement aujourd’hui l’ensemble des petites réalités que raconte le livre  et ce qui a pu conduire des gens aussi différents, de tout milieux sociaux, de toutes origine politique, ces femmes et ses hommes à accepter de quitter leurs familles, leurs enfants, à s’engager dans la Résistance, conscients de la mort possible, probable, mais conscient surtout qu’ils devaient se lever pour un idéal, se lever contre l’asservissement, se lever pour tous les autres …

Ces quelques rappels sur ce qu’est l’Honneur, ce que l’on peut et doit faire dans des circonstances extrêmes, résonnent en cette période de vide absolu du politique, des idéaux et de la notion de fraternité.


L’armée des ombres

Joseph Kessel. Pocket 2001, Poche, 253 pages, € 4,70


L’armée des ombres

Lino Ventura (Interprète principal). Universal Studio Canal Video 2008, DVD, € 8,24

Posté dans Livre | Pas de commentaires »

Pouvoirs

Posté par Christian le 19 juillet 2009

(En)jeux de pouvoirs dans Jeux de Pouvoir, de Kevin MacDonald, avec Russell Crowe et Ben Affleck.

Sur fond de l’enquête de deux journalistes, l’un à l’ancienne, cubicle encombré, enquête de fond, alcool et grisaille de la vie, l’autre jeune, blogueuse, connectée et avide de scoop, le film aborde à la fois la transformation des qutotidiens et de leur modèle économique, les contraintes de la rentabilité à tout prix, le pouvoir et la corruption des lobbies militaires et la privatisation des contrats de sécurité, la responsabilité individuelle face à la responsabilité collective.

On peut certainement critiquer tels ou tels aspects de ce film qui reste dans la lignée des films policiers américains, mais il faut reconnaître la capacité des américains à utiliser l’actualité immédiate dans un film, notamment des thèmes peu fréquents comme la liberté de la presse et la nécessite d’une presse d’investigation face a la puissance de l’argent et la délégation de la sécurité intérieure et extérieure à des sociétés de mercenaires privés.

Malgré la diversité des sujets, le film, tiré d’une série anglaise, State of Play, tient le suspense pendant 2 heures.


Jeux de pouvoir

Russell Crowe (Interprète principal). Universal Studio Canal Video 2009, DVD, € 6,00


State of play – Jeux de pouvoir

David Morrissey (Interprète principal). Koba Films 2006, DVD, € 9,90

Posté dans Cinéma | Pas de commentaires »

Cendres

Posté par Christian le 22 juin 2009

Que reste-t-il après la fin du monde ?

Qu’est-ce qui fait l’essence d’un bon livre ?

Voilà les deux questions que soulève la lecture de La Route de Cormac Mccarthy, l’auteur dont est tiré No Country for Old Men, le film des frères Cohen.

Dans les paysages noircis et dévastés d’un monde d’après l’apocalypse, un homme et son fils marchent en direction de la mer et essayent de survivre. L’absence de nourriture fraiche, les risques d’une rencontre avec les quelques survivants, et cette route, longue, dangereuse, parmi les derniers vestiges de notre civilisation, que rien n’a remplacé, remplissent ce livre d’une sombre désespérance. Les rapports du père et de son fils, qui n’a jamais connu le monde d’avant, sont les (presque) seules dernières lueurs d’humanité de ce livre.

A quoi tient le bonheur de lire un livre ? A la qualité de l’écriture ? Au choix du thème ? A l’étrangeté des situations ? A la réflexion que cela amène ?

La réponse n’est pas forcément évidente. Nous connaissons tous des livres que nous aimons mais qui n’ont pas tout ces attributs.

Ce pourrait-il alors que l’on puisse aimer un livre mal écrit mais dont le thème et le traitement sont fascinants?

Ce pourrait-il que l’on oublie la forme dès lors que le fond est la ?

J’adore ce livre, c’est certain.

Mais je ne sais pas si j’aime Cormac McCarty. Il faudra donc que j’en lise un autre !

Edité le 11/07/2009

C’est fait, je lis, Un enfant de Dieu. C’est bien écrit. Il y a un style McCarthy. Mais je n’aime pas. Cela n’enlève rien à la qualité de La Route.


La route

François Hirsch (Traduction). Editions de l’Olivier 2008, Broché, 244 pages, € 12,90


Un enfant de Dieu

Guillemette Belleteste (Traduction). Points 2008, Poche, 169 pages, € 5,90


No country for old men

Jones Tommy Lee (Interprète principal). Paramount Home Entertainment 2008, DVD, € 7,86


Non, ce pays n’est pas pour le vieil homme

François Hirsch (Traduction). Points 2008, Broché, 298 pages, € 3,50

Posté dans Livre | Pas de commentaires »

Pari

Posté par Christian le 22 juin 2009

Je l’avais dit, je l’ai fait, j’ai lu 20.000 euros sur Ségo de Christophe Donner !

Eh bien, ce fut une bonne surprise. Il ne faut chercher l’essai politique ni l’analyse en profondeur, encore moins une étude humaine comme aurait pu la faire Emmanuel Carrère.

C’est le journal dilettante d’un congrès du PS et de sa préparation vu par un parieur. Et c’est peut-être cela qui est intéressant. De la difficulté d’être un parieur, de comment parier, de ce qui fait une cote, c’est cela le vrai thème du livre.

Bref, des vacances sur le front du politique.


20 000 euros sur Ségo !

Christophe Donner. Grasset & Fasquelle 2009, Broché, 246 pages, € 6,40

Posté dans Livre | Pas de commentaires »

Elections européennes 2009

Posté par Christian le 7 juin 2009

Le Monde nous offre les résultats en direct :

Posté dans Actualité | Pas de commentaires »

Filiation

Posté par Christian le 17 mai 2009

Malgré mon intérêt, j’avais boycotté le livre sur la présidentielle de Sarkozy, L’aube le soir ou la nuit, de Yasmina Reza. Non à cause du livre lui-même, mais pour ne pas cautionner ce président que je récuse en ajoutant à sa victoire électorale un succès de librairie.

2 ans après, l’occasion de sa sortie en poche me permet de le lire sans honte.

Quelle déception ! Certes, je suis dans une période Emmanuel Carrère, mais quand je pense a ce qu’il aurait pu faire du personnage de Sarkozy, et que n’a pas su rendre Yasmina Reza …

Non qu’elle passe à côté de son sujet, mais son style est lourd, sans cette empathie humaine que Carrère sait mettre.

J’avais aime Art au théâtre, peut-être grâce aux acteurs, Arditi, Lucchini et Vaneck. En les lisant, j’avais détesté la noirceur de Une désolation, et apprécié l’inéluctable du Dieu du carnage.

Dommage que cette proximité de Sarkozy n’est pas donne lieu à un texte mieux écrit. Mais, finalement, est-ce peut-être pour cela qu’il a accepté ?

Que retenir : le côte enfantin du personnage, sa volonté de gagner, son égocentrisme, son besoin de séduire ?

Pour faire bonne mesure, peut-être faudrait-il lire 20 000 euros sur Sego de Christophe Donner ? Mais c’est trop dur …


L’aube le soir ou la nuit

Yasmina Reza. J’ai lu 2009, Broché, 149 pages, € 4,00


Art

Yasmina Reza. Magnard 2002, Poche, 122 pages, € 4,00


Le dieu du carnage

Yasmina Reza. Michel albin SA 2006, Broché, 124 pages, € 12,50


20 000 euros sur Ségo !

Christophe Donner. Grasset & Fasquelle 2009, Broché, 246 pages, € 6,40

Posté dans Livre, Présidentielle 2007 | Pas de commentaires »

Manipulations

Posté par Christian le 8 mai 2009

Quelle formidable idée que celle d’Antoine Bello ! Une organisation, le Consortium de Falsification du Réel (CFR), emploie des agents dont le rôle, à côté de leur travail ordinaire, est d’introduire des éléments permettant de modifier la perception que l’opinion a de la réalité conformément aux objectifs définies par le CFR.

Cette idée prend toute sa force quand l’auteur s’appuie sur des événements connus, sur des thématiques moralement acceptables (la défense des minorités et de la diversité, la dénonciation des excès de la financiarisation de l’économie) et qu’on finit par se dire que, finalement, pourquoi pas …

Sans cesse en interrogation sur les enjeux moraux de cette activité occulte : pourquoi est-on falsificateur ? jusqu’où peut-on aller pour préserver une falsification ou l’existence secrète du CFR ou des ses membres ? quelles sont les finalités du CFR et l’origine de ses moyens ? Peut-on continuer à exercer sans le savoir ?

C’est cette justesse dans l’analyse et la compréhension des ressorts du falsificateur et du CFR qui font tout l’intérêt du livre d’Antoine Bello.

Extrait des Falsificateurs (pages 266-267, Folio no 4727)

Depuis le début des années quatre-vingt, (…) on assistait à une financiarisation de l’économie. (…) [Il] avait tenu à rappeler que le CFR ne contestait pas les mécanismes du capitalisme. « Ce qui nous préoccupe, avait-il expliqué, c’est que les acteurs de l’économie de marché semblent parfois aveuglés par leur foi dans la solidité du système. Ils oublient – ou font semblant d’oublier – que ces nouveaux instruments, s’ils fluidifient le march, le rendent aussi plus fragile. Certains traders prennent des positions si complexes qu’is ne sont même plus capables de chiffrer en cas de hausse ou de baisse brutale du dollar ou du pétrole.

Est-ce que cela ne reflète pas une certaine réalité, pour un livre dont l’édition originale date de mars 2008 ?


Les falsificateurs

Antoine Bello. Editions Gallimard 2008, Poche, 588 pages, € 8,17


Les éclaireurs

Antoine Bello. Editions Gallimard 2009, Broché, 477 pages, € 19,95

Posté dans Livre | Pas de commentaires »

Conscience

Posté par Christian le 1 mai 2009

Trop vite sorti de l’affiche à Paris, le film Frost/Nixon, l’heure de vérité, de Ron Howard, mérite d’être vue car, au-delà de l’histoire de l’interview de Richard Nixon, président déchu à la suite du scandale du Watergate, de sa morgue et de son arrogance face au journaliste David Frost, ainsi que de la qualité de l’interprétation et de la mise en scène du film, certains aspects du film ne manquent pas d’être très actuels.

Ainsi l’attitude de l’ex-président américain envers les media et les journalistes n’est pas sans rappeler celle d’un actuel président français.

Quand la position de Nixon sur la guerre au Cambodge et les raisons de la faire (la construction d’un « Pentagone de bambous »), c’est l’exact réplique de ce que dira plus tard George W. Bush à propos de l’Irak.


Frost Nixon

Franck Langella (Interprète principal). Universal Studio Canal Video 2009, DVD, € 5,80

Posté dans Cinéma | Pas de commentaires »

Tâche

Posté par Christian le 1 mai 2009

Un article du New York Times publie par le supplément du Monde date du 2 mai 2009 fait frissonner.

Après avoir décrit le développement de la société californienne LiveOps, qui commercialise un centre d’appel (call center) virtuel où des employés traitent des appels depuis leur domicile, appels dirigés en priorité vers les opérateurs les plus productifs, pas seulement en termes de productivité (nombre d’appels traités) mais aussi en fonction de l’efficacité de l’opérateur, par exemple sa capacité à générer des ventes additionnelles.

Commentaire du PDG de LiveOps a propos des employés moins « bons » : « Personne n’est viré, ils ne reçoivent tout simplement plus de travail. »

On se croirait revenu au début du siècle (du moins en Europe) avec le travail payé à la tâche ! Et, ce, dans un monde éclaté où le lien entre salariés n’existe plus puisqu’ils sont à distance les uns des autres.

Conclusion de l’article sur ce thème justement : « Avant de se récrier face à l’horreur d’une économie qui se dirige vers des travailleurs payés à la minute en faisant un travail à la pièce sur la table de leur cuisine tout en étant surveillés en permanence par un ordinateur, soyez conscients que [LiveOps] n’a pas de difficultés à trouver des employés. (…) Il y a beaucoup plus de gens qui recherche ce mode de travail qu’il y a de postes [déclare le PDG de LiveOps]. »

Faut-il s’en rejouir ? C’est bien ce modèle libéral – puisque les gens en veulent, c’est donc que c’est bien – qu’il faut critiquer et qui échoue en ce moment !

Posté dans No comment | Pas de commentaires »

Page 2 of 2112345...Last »