Mon Président

Le blog d'un citoyen qui rêve d'un grand président de la république

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Archive de la 'Cinéma' Catégorie

Conscience

Posté par Christian le 27 décembre 2006

La prise de conscience du danger environnemental que fait courir le réchauffement climatique et l’identification des causes de ce réchauffement est en bonne voie.

Une preuve, s’il en fallait, par le nombre de films qui abordent de façon frontal cette question. L’industrie cinématographique américaine étant ce qu’elle est, ces thèmes sont abordés parce qu’ils correspondent à une attente du public, parce que celui-ci est déjà sensibilisé.

Je viens de revoir Le Jour d’Après, de Roland Emerich, film d’action familial mais qui pose clairement (et avec un vernis scientifique) la question des conséquences du réchauffement, de l’aveuglement des politiques publiques (et accessoirement, celle du renversement des rapports Nord-Sud puisque les USA doivent demander secours au Mexique).

On n’aura pas manqué, en cette année 2006, le plaidoyer de Al Gore, ancien futur Président des USA, Une vérité qui dérange, tiré de conférences qu’a donné Al Gore aux Etats-Unis et à l’étranger pour expliquer la réalité, l’origine et les conséquences du réchauffement climatique. Même si on n’y apprend pas grand chose, la formidable machine à expliquer qui s’étale devant nous (toujours à base, dans la culture américaine, d’une prise de conscience individuelle et personnelle, ici l’accident du fils d’Al Gore) est impressionnante.

Enfin, Happy Feet, film d’animation, explique lui l’impact de la pêche intensive sur l’éco-système des manchots empereur du Pôle Sud. Avec, là aussi, prise de conscience du public (grâce aux enfants) et intervention de l’amérique.

Trois films, différents dans leur forme, mais qui vise à une même chose : sensibiliser le public sur l’avenir de notre planète et sur les risques de notre civilisation.

Le Jour d\'après An Inconvenient Truth

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Du cinéma et de la Politique

Posté par Christian le 28 octobre 2006

Le Monde 2 donne à nouveau dans l’édito politico-cinéphilique cette semaine. après celui de Pierre Assouline du 14/10/2006.

C’est le film The Queen, de Stephen Frears, qui donne à Jacques Buob l’occasion de regretter la frilosité des cinéastes français en matière de politique contemporaine.

Je préfère laisser à Jean-Jacques Urvoas, 1er fédéral du Finistère et conseiller général de Bretagne, le soin de critiquer le film, puisque je partage son avis.

Pour revenir à l’édito, sous une photo du couple Royal-Hollande et la légende suivante : « A quand une grande comédie à l’américaine sur le couple Ségolène Royal-François Hollande, sur le modèle de « The Queen » de Stephen Frears ? », la conclusion est la suivante :

(…)

4. Comédie à l’américaine. La fascinante histoire du couple Hollande-Royal. Ou comment un mariage d’apparence « Français moyens » force les portes du Parti socialiste, voire de l’Elysée. Ambitions, quiproquos, chausses-trapes, scènes de couple avec enfants. (Là, n’allons pas trop vite, le scénario n’est pas encore bouclé. Mais quelle qu’en soit l’issue, l’histoire méritera d’être comptée.) A la George Cukor (Madame porte la culotte).

(…)

Jacques Buob, Le Monde 2 du 28 octobre 2006.

Madame porte la culotte

Posté dans Cinéma, Présidentielle 2007 | Pas de commentaires »

De l’effet du cinéma

Posté par Christian le 14 octobre 2006

Je ne résiste pas à l’envie de citer une extrait de l’article de Pierre Assouline paru dans Le Monde 2 du 14 octobre 2006.

[...]

Il paraît que François Hollande a suggéré à Ségolène Royal de ne plus s’habiller en Paule Ka depuis qu’il a vu Le Diable s’habille en Prada.

Il paraît qie les candidats à la candidature à l’Elysée ne peuvent plus se sentir à la suite d’une projection privée au siège du PS du Parfum.

Il paraît que le ministre de l’intérieur Nicolas Sarkozy, sommé de régulariser les squatteurs sans-papiers ou clandestins, n’a même pas eu besoin d’aller au cinéma tant il a vu d’acteurs au générque de Cachan dans le journal télévisé.

Mieux vaut tard que jamais, car l’injustice dure tout de même depuis plus d’un demi-siècle, mais il paraîtrait qiue le président Chirac, bouleversé par la projection d’Indigènes, de Rachid Bouchareb, a ordonné la revalorisatipn des pensions de retraite de 56 700 anciens combattants coloniaux. Enfin, c’est ce qu’on dit, même si l’équation : film + émotion présidentielle – ligne budgétaire introuvable dans la loi de finances / effet d’annonce = 110 millions d’euros par an, est assez surprenante. Les observateurs politiques et économiques seraient bien avisés d’éplucher les programmes dans les mois à venir pour calculer ce que coûtera au Trésor public la prochaine sortie au cinéma du président de la République.

Pierre Assouline, De l’effet du cinéma, in Le Monde 2 du 14 octobre 2006

Posté dans Actualité, Cinéma | 2 Commentaires »

Marie-Antoinette

Posté par Christian le 24 juillet 2006

Je viens de terminer la biographie de Marie-Antoinette, de Antonia Fraser, publiée chez Flammarion, qui a servit d’inspiration au film éponyme de Sofia Coppola.

L’auteur de la biographie dépeint une Marie-Antoinette subissant son rôle de reine, entre la pression politique de son mentor autrichien pour qu’elle influence la politique du roi Louis XV, puis de son mari Louis XVI, dans un sens favorable à l’Autriche, la pression morale de sa mère l’Impératice Marie-Thérèse pour qu’elle cimente le mariage, qu’elle a organisé, par la maternité (d’un héritier mâle).

Trop jeune et mal préparée à être la dauphine d’abord, puis jeune reine trop insouciante ou « romantique », et enfin, trop symbolique pour les révolutionnnaires, le personnage de Marie-Antoinette est, à lire Antonia Fraser, attachant. Comment être « Première Dame » (First Lady) dans un monde finissant, avec un mari falot, face aux pesanteurs et rituels de Versailles ? Cette question n’est probablement pas différente de celle que doivent se poser les épouses de Président, chacune devant trouver sa propre réponse sans qu’aucune règle ne soit, en France, écrite. En attendant que ce soit un mari qui devienne la première « First Lady » ;-)

Marie-Antoinette, fut, semble-t-il, une protectrice des arts, particulièrement de la musique. Influencée, notamment, par Rousseau, elle organisa autour du Petit Trianon, un monde « idyllique » et une société d’amis.

Jusqu’à la fin, elle a défendu l’unité de sa famille, refusant de quitter son mari, ses enfants, et de fuir le sol de France.

Si la biographie se lit facilement et permet de comprendre Marie-Antoinette et sa psychologie, on reste sur sa faim quand à l’arrière-plan historique de cette période. Si le texte contient beaucoup de détails rapportés par les journaux intimes et les lettres de proches de Marie-Antoinette, c’est essentiellement pour mieux décrire la vie de celle-ci plutôt que de nous faire comprendre le contexte d’une époque. C’est le propre d’une biographie, je suppose, mais c’est parfois frustrant.

L’auteur revient sans arrêt, avec une instance qui est génante et des détails inutiles, sur la vie sexuelle de Marie-Antoinette décrite dans les pamphlets qui circulaient à l’époque pour dénigrer « l’Autrichienne ».

A la biographie, je préfère de beaucoup le film de Sofia Coppola qui se centre sur la période allant du mariage de Marie-Antoinette à son départ de Versailles pour les Tuileries en juin 1789. Si la trame et le personnage sont les mêmes, la réalisatrice a su rendre une atmosphère et à donnner corps au personnage féminin décrit dans la biographie.

Cette insouciance et cette « modernité » de Marie-Antoinette transparaît remarquablement au travers de la mise en scène de Sofia Coppola par le choix de la musique et du montage. La reconstitution de Versailles, des costumes aux rituels, dans des décors somptueux donne une idée de ce que devait être la vie « royale » en cette fin de XVIIIème siècle.

On ne peut s’empêcher de penser, en imaginant le contraste entre la frivolité de la vie de ces princes et la dureté de la vie des gens normaux, qu’on a probablement bien fait de leur couper la tête.

Marie-Antoinette

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Cinéma et politique

Posté par Christian le 21 avril 2006

Pendant que nous nous amusons à « commenter » l’actualité politique française, 2 films pour nous rappeler que la politique c’est aussi se soucier de ce qu’il se passe autour de nous et que des processus beaucoup plus graves pour la démocratie sont à l’oeuvre !

- The Constant Gardener : comment les firmes pharmaceutiques occidentales expérimentent sans contrôle de nouveaux médicaments sur les populations d’Afrique sous une couverture humanitaire. Malgré quelque manièrisme dans la façon de filmer du réalisateur brésilien Fernando Meirelles, qu’on avait déjà vu à l’oeuvre dans la Cité de Dieu, le film associe une vision réaliste de l’Afrique et de ses constrastes, une histoire d’amour et l’enquête du personnage principal interprété par Ralph Fiennes pour comprendre les causes de la mort de sa femme.

- Syriana : ici encore, ce sont les entreprises commerciales dans le domaine du pétrole qui instrumentent et façonnent les gouvernements du Moyen-Orient pour s’accaparer les puits de pétrole dans la perspective de la raréfaction des ressources dans le 5à à 100 ans qui viennent. Les efforts démocratiques des héritiers des royautés du pétrole seront anéantis par l’action concertée des lobbies du pétrole, du dévoiement de l’action commerciale des pétroliers, de la CIA et de l’armée américaine au nom de la sécurité et de la bétise et de la courte vue des puissants émirs. Le film se perd un peu dans une intrigue complexe mais vaut le détour pour la diversité des thèmes qu’il aborde et qu’il résussit à relier de manière cohérente et convaincante.

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Syriana The Constant gardener

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Prélude journalistique

Posté par Christian le 15 mars 2006

Toujours dans la rubrique cinéma, un hommage aux journalistes et plus particulièrement aux photo-journalistes.

  • War Photographer, un film essentiellement centré sur le travail de James Nachtwey. Même si le personnage est parfois un peu puant, particulièrement dans les dernières scènes dans une mine de souffre, c’est un documentaire interessant sur le travail de photographe. James est membre fondateur de l’agence VII. Même si son travail n’est pas directement politique, les conflit couvert ou ses photos du 11/09/2001 à New-York sont un témoignage.
  • Rapporteurs de guerre est le pendant français du film précédent. On y suit le travail sur le terrain de plusieurs journalistes et photographes, parfois un peu désabusés par les guerres qu’ils cotoient mais toujours prêts à repartir.
Le DVD War Photographer chez Amazon Le DVD Rapporteurs de Guerre sur Amazon

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