Caniveau

Dominique Strauss-Kahn est un citoyen comme un autre.

Accusé par un autre citoyen d’un crime grave, il est normal qu’il soit interrogé par la police, quel que soit son statut personnel.

Mais, comme tout citoyen, il a le droit à la présomption d’innocence.

Il n’y aurait rien de plus terrible pour l’homme et pour la démocratie, qu’il soit finalement blanchi, ce soir, dans 1 an ou dans plus longtemps, et que, par la faute de cette accusation et de son traitement mediatique, il ne puisse se présenter normalement à la candidature pour l’élection présidentielle de 2012.

Ce qui choque ici, maintenant, c’est l’hystérie de mots utilisé par les journalistes et le monde mediatique. Alors qu’on sait peu de choses, que ni les témoins, ni l’accusé, ni la police, ne se sont (et ne peuvent) publiquement exprimés à l’heure où j’écris, les spéculations sur l’avenir et les remugles du passé sont ressassés à longueur de journée.

Ce manque absolu de recul, ce caniveau de journalisme (sic), sont absolument dangereux pour la démocratie. Chacun devrait en avoir conscience. Chacun devra prendre ses responsabilités, lorsque, comme j’en suis certain, les accusations contre Dominique Strauss-Kahn tomberont.

Pour ma part, j’ai une pensée pour l’épreuve que l’homme, sa famille et ses proches traversent aujourd’hui, et je redis mon admiration pour le travail que Dominique Strauss-Kahn a accompli en tant que Ministre comme en tant que Directeur du Fond Monétaire International et que je lui souhaite, blanchi, de pouvoir poursuivre.

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