Mon Président

Le blog d'un citoyen qui rêve d'un grand président de la république

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Archive pour juillet, 2010

Terreur

Posté par Christian le 8 juillet 2010

Au travers des récits croisés de la vie, de l’arrestation, des interrogatoires et de la déportation du poète russe, Ossip Mandelstam, Robert Littell décrit, dans L’hirondelle avant l’orage, le quotidien du stalinisme.

Soit la forme de descriptions à la première personne du singulier, comme si Littell avait recueilli les confidences des protagonistes, un lutteur de foire, le garde du corps de Staline, Mandelstam lui-même, sa femme et sa muse, Nadejda, sa meilleure amie, l’horreur de l’arbitraire et de l’asservissement intellectuel prend forme dans le Moscou des années trente.

Roman à la fois simple dans sa forme, riche dans contenu, et prenant quand à son sujet, L’hirondelle vaut aussi par l’humanité qui se dégage des personnages, Staline compris, et la sorte de fascination qu’exercent sur lui les grands poètes et écrivains russes qui sont les héros de livre.

Sur un sujet similaire, le film, Une exécution ordinaire, de Marc Dugain, avec une composition puissante et réussie de Staline par André Dussolier, raconte la même folie, la même paranoïa de Staline, à la veille de mourir. Si les protagonistes sont plus simples, une femme, médecin, le personnel de l’hôpital où elle travaille, et le mari de celle-ci (Edouard Baer, très bien), les principes de la dénonciation et de l’arbitraire sont les mêmes. Staline , à la fois humain et tout-puissant, dispose , sans souci de justice, des autres et de leur vie.


L’hirondelle avant l’orage

Cécile Arnaud (Traduction). Points 2010, Broché, 407 pages, € 4,00


Une exécution ordinaire

Andre Dussolier (Interprète principal). Universal Studio Canal Video 2010, DVD, € 12,49

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Entier

Posté par Christian le 5 juillet 2010

Comment être amoureuse d’un homme qui vous efface de son existence ?

Vincere est un film de Marco Bellocchio sur une femme, Ida Dalser, avec laquelle Benito Mussolini a eu un enfant vers 1914.

Loin d’être l’histoire de Benito Mussolini, c’est d’abord l’histoire d’une femme, qui a tout donné à l’homme qu’elle aime (notamment son argent puisqu’elle finance le journal qui permettra l’émancipation politique de Mussolini et qui fondera le parti fasciste, et qui découvre qu’elle l’a perdu malgré l’enfant qu’ils ont eu ensemble et que Mussolini a disparu. Ida Dalser fera tout pour faire reconnaître son statut d’épouse, contre la femme « officielle » et contre le Duche. Traité comme folle, elle sera enfermée dans hôpital psychiatrique et perdra la gadre et la trace de son enfant, leuel finira, lui aussi enfermé dans un pensionnat.

Bellocchio a réussi à la fois une très belle figure de femme, entière, refusant de céder, refusant l’évidence, et un film avec une image et une mise en scène très travaillées. Mélant utilement des images d’archives du Duche, une musique et une scénographique très fortes, il réussit des plan dans lequel la composition, parfois très simple, s’intégre dans la narration.

Un film à voir !

© Daniele Musso


VINCERE

Giovanna Mezzogiorno (Interprète principal). MK2 2010, DVD, € 11,98

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