Cendres

Que reste-t-il après la fin du monde ?

Qu’est-ce qui fait l’essence d’un bon livre ?

Voilà les deux questions que soulève la lecture de La Route de Cormac Mccarthy, l’auteur dont est tiré No Country for Old Men, le film des frères Cohen.

Dans les paysages noircis et dévastés d’un monde d’après l’apocalypse, un homme et son fils marchent en direction de la mer et essayent de survivre. L’absence de nourriture fraiche, les risques d’une rencontre avec les quelques survivants, et cette route, longue, dangereuse, parmi les derniers vestiges de notre civilisation, que rien n’a remplacé, remplissent ce livre d’une sombre désespérance. Les rapports du père et de son fils, qui n’a jamais connu le monde d’avant, sont les (presque) seules dernières lueurs d’humanité de ce livre.

A quoi tient le bonheur de lire un livre ? A la qualité de l’écriture ? Au choix du thème ? A l’étrangeté des situations ? A la réflexion que cela amène ?

La réponse n’est pas forcément évidente. Nous connaissons tous des livres que nous aimons mais qui n’ont pas tout ces attributs.

Ce pourrait-il alors que l’on puisse aimer un livre mal écrit mais dont le thème et le traitement sont fascinants?

Ce pourrait-il que l’on oublie la forme dès lors que le fond est la ?

J’adore ce livre, c’est certain.

Mais je ne sais pas si j’aime Cormac McCarty. Il faudra donc que j’en lise un autre !

Edité le 11/07/2009

C’est fait, je lis, Un enfant de Dieu. C’est bien écrit. Il y a un style McCarthy. Mais je n’aime pas. Cela n’enlève rien à la qualité de La Route.

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