Vies

Il y a des livres dont on parle parce qu’ils sont importants et qu’on veut qu’ils soient lus, comme par exemple, L’Attentat de Yasmina Khadra, d’autres fragiles, dont on veut qu’ils soient lus ou qu’ils aient leurs chances (Seul dans le Noir de Paul Auster).

Pour certains, il vaudrait mieux qu’on n’en parle pas pour ne pas risquer de détruire par des mots inappropriés l’équilibre que le livre a réussi à créer.

C’est le cas de D’autres Vies que la Mienne de Emmanuel Carrère.

On pourra lire ailleurs, le sujet et l’enjeu du livre.

Je ne voudrais retenir que l’extrême justesse du récit, la façon des les acteurs sont restitués dans leur plénitude, l’équilibre des éléments de contexte qui permettent de comprendre, d’appréhender les gens et les actes.

Alors que le livre pourrit être triste ou désespérant, c’est finalement la vie qui l’emporte.

« Lorsqu’on a trouvé son point d’appui, la vie apparaît, …, miraculeuse »

Note du 14/05/2009

Je viens de terminer L’adversaire, livre sur Jean-Claude Romand qui a tué sa femme, ses 2 enfants et ses parents après avoir menti pendant près de 20 ans sur sa fausse vie de médecin. Quelle justesse à nouveau, quelle écriture qui nous permet de comprendre les personnages, ce qui les animent, leurs fêlures secrètes. On saura probablement jamais si l’analyse, la compréhension de Emmanuel Carrère est la bonne. Mais sa capacité à restituer la psychologie des gens en quelques lignes est formidable.

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