Plaisir

Mon libraire m’avait prévenu : « ne l’achète pas, ce n’est pas un bon Nothomb ! ».

« Peut-être mais j’aime Amélie Nothomb ! ».

Donc, avec un peu d’angoisse, car je respecte mon libraire et ami, et parce que celui qui m’a fait découvrir L’Attentat de Yasmina Khadra, ne peut pas totalement se tromper, j’ai ouvert le livre un après-midi de liberté.

Finalement, c’est avec un plaisir réel que j’ai dévoré Le Fait du Prince d’Amélie Nothomb.

Certains de ses romans se lisent en 2 heures comme celui-ci ou auparavant Cosmétique de l’Ennemi. Est-ce que cela en fait pour autant de mauvais livres ? Au contraire ! Amélie Nothomb a le don de construire une histoire simple qui part de rien. Cela peut paraître tiré par les cheveux au début, mais l’histoire s’installe progressivement et on ne la quitte pas avant de savoir où elle va aboutir.

Alors, oui, c’est un plaisir rapide, intense, d’arriver où on ne s’attendait pas. Mais quel plaisir que celui de la découverte, de la surprise !

C’est le rôle de la lecture que de nous le donner. Merci, donc, à Amélie de nous offrir ce plaisir et d’alterner ces grands romans biographiques (citons Stupeur et Tremblements, Metaphysique des tubes, ou Ni d’Eve ni d’Adam) ou non (Hygiène de l’Assassin) avec ces romans de plaisir (qu’on appellerait nouvelles s’ils ne faisaient pas 150 pages).

Alain, cher libraire et ami, grâce a cette différence de vue, nous sommes maintenant tous les deux plus riches au moment de choisir un nouveau livre à lire !

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