Capitalisme
Posté par Christian le 27 mars 2008
Qu’est-ce qu’un bon livre ou un bon film ? Une histoire, un style, une ambiance, … ? J’ai mis en avant sur le blog le livre de Gérard Mordillat, Notre part de ténèbres, alors que ce n’est pas le meilleur livre que j’ai lu.
Beaucoup de facilités, notamment autour du sexe, et un style parfois répétitif, fait de phrases courtes et de redondances.
Pourtant, le livre m’a plu.
L’histoire d’abord, celle des salariés de Mondial Laser, société à la technologie de pointe rachetée puis revendue et délocalisée par un fond spéculatif, qui décident de se venger en détournant le bateau sur lequel se déroule la soirée de Nouvel An des actionnaires du fond.
C’est autant l’histoire de chacun de ceux qui vont participer à cette lutte, les raisons ou les fêlures qui les poussent à mener cette action que les ressorts économiques ou politiques qui servent de contexte à cette histoire et qu’illustrent de façon concrète Mordillat qui font l’intérêt de ce livre.
Pas de happy end, pas de héros sûrs de leur destinée, pas de motivation unique et claire, mais l’histoire de femmes et d’hommes réunis par la disparition de leur entreprise ou s’associant pour des raisons personnelles à cette soirée de Nouvel An un peu particulière.
Finalement, ce qui compte, ce sont ces femmes et ses hommes, leur histoire personnelle qui fait l’Histoire.
Et cet extrait qui illustre la valeur de l’action :
“Oui. Le simple fait de faire ce que nous faisons produit une valeur qui n’est pas quantifiable. en termes monétaires ; une valeur inaliénable, incessible, qui justifie et nos actes et nos paroles. Si, au bout du compte, nous perdons, nous perdrons riches de cette valeur - la valeur de notre lutte - et ce sera toujours mourir plus riche que de disparaitre dans l’humiliation et l’oubli.
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Détention Secrète avec Reese Winterspoon est une autre exemple du courage d’une Amérique cinématographique capable de dénoncer l’internement arbitraire et la torture, ainsi que l’hypocrisie du gouvernement qui absout sa responsabilité en le faisant dans un pays étranger. Si le terrorisme est absolument condamnable, les démocraties n’ont pas le droit moral de se défendre par n’importe quel moyen.
Angles d’attaque aborde lui aussi la question du terrorisme. Moins dénonciateur que les 2 films précédents, il nous fait vivre, dans un suspense qui ne se relâche pas, un attentat contre le Président des Etats-Unis sous plusieurs angles. Si les motivations des auteurs restent un peu obscures, on sent, comme dans beaucoup de films américains, que l’ennemi peut aussi venir de l’intérieur.