Fin de mandat

J’ai prononcé hier, lundi 18 février, mon dernier discours en tant que président de groupe d’élus au conseil municipal de Courbevoie.

Je tourne une page.

C’est avec une très grande liberté et sérénité que je voulais adresser quelques mots de conclusion sur l’action du groupe Courbevoie-Ensemble à l’occasion de ce dernier conseil municipal de notre mandat.

Ma première pensée ira à l’ensemble des fonctionnaires municipaux.

C’est grâce à eux, grâce à leur travail quotidien que nos concitoyens profitent de leur ville et de ses équipements.

Avec constance, parfois avec bienveillance, ils ont répondu à nos questions dans ce conseil et ont éclairé, lorsqu’il le fallait, nos décisions.

Qu’ils en soient remerciés, au nom du groupe Courbevoie-Ensemble, et, j’en suis certain, au nom de l’ensemble des élus de ce conseil. Vous voudrez bien, Monsieur le Maire, leur transmettre ces remerciements en notre nom.

Cet hommage à leur travail ne rend que plus important à nos yeux le rôle du pouvoir politique, qui doit, non se cacher derrière la technique, l’expertise et l’administration, mais, au contraire, assumer les décisions, faire les choix et définir les orientations.

En deuxième lieu, je voudrais dire la fierté qui est la nôtre d’avoir siégé dans ce conseil.

Ce n’est pas seulement le travail que nous avons réalisé pendant ces 7 années qui motive notre fierté. C’est de l’avoir fait ensemble avec tous mes amis et collègues du groupe Courbevoie-Ensemble.

Nous avons su, pendant toute la durée de ce mandat, un peu plus long que les autres, conserver l’esprit de l’équipe qui s’était constitué en 2001, […]. Nous avons conservé le plaisir de travailler et de débattre ensemble. Nous avons été Ensemble pour Courbevoie !

Fierté aussi d’avoir servi Courbevoie et les courbevoisiens.

J’utilise à dessein ce terme de « servir » que les américains savent mieux utiliser que nous. Nous avons été au service de notre ville et au service de nos concitoyens.

C’est par eux et pour eux que nous avons exercé le mandat qu’ils nous ont donné. C’est là la responsabilité qui a été la nôtre, et en ces temps où la politique est décriée, cela doit constamment animer notre action.

Je ne serai pas dans le prochain conseil qui sera élu le 9 ou le 16 mars.

Apparemment, une nouvelle façon de faire de la politique se met en place.

Où l’image est plus importante que les idées, où l’émotion passe avant la réflexion.

Oui, je le dis ici, cette manière de faire ne me convient pas. Ces méthodes qui dévalorisent l’action et la personne du responsable politique ne sont pas saines.

Je préférerai toujours un président qui se rend à Sarajevo ou à Beyrouth, là où meurent nos soldats et où souffrent des populations à un président plus à l’aise dans les salons du château de Versailles.

Nous n’avons pas à abandonner le terrain à cette forme de politique. Le contrat contre elle doit être quotidien, ici dans cette enceinte ou ailleurs.

C’est ce que nous avons fait pendant  ces 7 années.

Avons-nous été de bons opposants. Je ne sais pas et je ne me pose pas la question en ces termes.

Nous avons été des élus rigoureux et présents. Nous sommes intervenus, chaque fois qu’il l’a fallu, pour replacer le débat sur le terrain politique, sur le terrain du débat, sur le terrain du projet, en n’oubliant jamais l’intérêt de nos concitoyens.

Ecoute, valeurs et idées, Ensemble pour Courbevoie, voilà ce que nous avons fait, nous en sommes fiers, fiers de Courbevoie-Ensemble.

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