Mon Président

Le blog d'un citoyen qui rêve d'un grand président de la république

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Archive pour février, 2007

L’atout qu’avait Chirac

Posté par Christian le 24 février 2007

La politique, ce n’est pas que coups bas et compagnie.

Une preuve dans cette chronique Géopolitique de Bernard Guetta sur France-Inter le 21/02/2007.

mercredi 21 février 2007

L’atout qu’avait Chirac

France-Inter le disait hier. Entre le vrai début de la campagne présidentielle et les derniers actes de son propre mandat, l’heure du bilan sonne pour Jacques Chirac. A gauche, à droite, ailleurs, chacun y va de son jugement. Sur la politique intérieure, l’économique, le social, l’Histoire tranchera, mais il est un point sur lequel l’hommage s’impose.

Ce début de siècle sera marqué par la guerre d’Irak. Pour de longues années encore, elle est l’événement déterminant de ces temps. Pour les chefs d’Etat, les hommes et les partis politiques, les intellectuels et la presse, elle aura été un test. Il y a ceux qui avaient vu juste et les autres et ce test, Jacques Chirac l’a passé.

Il l’a passé haut la main car il n’a pas seulement pressenti et dit ce qu’allaient être les conséquences de cette intervention militaire, le déchirement de ce pays, le développement du terrorisme, la montée en puissance de l’Iran, le bouleversement régional qu’impliqueraient l’arrivée au pouvoir des chiites à Bagdad et le réveil consécutif de la rivalité entre les deux branches de l’Islam.

Non seulement il avait mis en garde contre tout cela et ardemment tenté de convaincre les Américains de renoncer à cette folie mais, quand il fut clair que rien n’ébranlerait Georges Bush, il eut aussi le courage – il en fallait – d’essayer de mobiliser le monde contre cette aventure.

C’est largement grâce à lui que cette guerre n’est pas devenue – ce qui aurait été bien plus grave encore – un affrontement entre la chrétienté et l’islam et c’est pour ces raisons, courage et lucidité dans une crise internationale gravissime, que l’hommage, sur ce point, oui, s’impose.

Cela étant dit, reste une question. Comment se fait-il que cet homme qui a tellement changé d’opinions sur tant de sujets et que seule la conquête du pouvoir a semblé si longtemps intéresser ait pu montrer, là, tant de conviction et de détermination ? Sans doute est-ce avant tout que Jacques Chirac, au terme d’une carrière politique entamée il y a plus de quarante ans, avait pour lui ce qui fait le plus horreur aujourd’hui : la longévité.

En France comme ailleurs, l’époque déteste les indéracinables, les insubmersibles, ces figures que l’on a toujours vues parce qu’on a vieilli avec elles ou qu’on est né sous elles.

L’époque aime la nouveauté. C’est son droit, c’est un fait mais, contrairement aux novices, aux Berlusconi, Aznar ou Bush, contrairement à Tony Blair qui amorce la dissolution de son armement d’Irak, les vieux routiers ont l’avantage d’avoir une mémoire, un savoir, une expérience, de connaître le monde, de pouvoir faire la différence, tenez, entre un chiite et un sunnite ou de ne pas ignorer, détail d’importance, que les Turcs et les Iraniens ne sont pas des Arabes avec lesquels, sur les cinq continents, ils ne sont pas précisément en bons termes. Il arrive que cela serve et cette époque pourrait finir par regretter un jour d’avoir pour dirigeants des hommes un peu trop verts.

Bernard Guetta, France-Inter

Retrouvez cette chronique sur le site de France-Inter

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Rectitude

Posté par Christian le 15 février 2007

Grâce à Profession Politique, les résultats de l’analyse Mediascopie du discours de Ségolène Royal à Villepinte en fonction de son orientation politique.

Ceci me permet de mettre en ligne la vidéo d’un moment particulier de son discours

Je laisse chacun juger la nature et les ressorts de son discours à partir de cet extrait.

Pour ma part, c’est à ce moment-là que j’ai pris ma décision sur SR.

Posté dans Présidentielle 2007 | 3 Commentaires »

Bravitude

Posté par Christian le 15 février 2007

Un grand bravo à Eric Besson pour avoir eu le courage d’être honnête.

Vous me gonflez tous ! J’en ai marre des réunions du comité de campagne où il n’y a que des cireurs de pompes.

aurait-il déclaré selon Le Parisien du 15/02/2007.

Saute d’humeur diront certains. mais les arguments rencontrent un écho : un programme dont le chiffrage est trop élevé pour être réaliste.

A trop se prendre dans le forme pour François Mitterrand,  SR en oublie sa propre thématique de campagne : faire simple.

Il aurait mieux valu à Villepinte, 10 propositions précises, argumentées, ouvrant une perspective sur l’avenir, que 100 propositions trop nombreuses pour être retenues.

Finalement, à Villepinte, SR n’a convaincu que les socialistes …. enfin, pas tous.

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Lassitude

Posté par Christian le 15 février 2007

Une brève dans Le Parisien du 15/02/2007 : les meetings et réunions publiques organisés pour soutenir Ségolène Royal doivent être baptisés « Rassemblements de l’Espérance« .

Quand le verbe remplace les idées …

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Aptitude

Posté par Christian le 11 février 2007

Apparemment, les militants présents à Villepinte étaient contents de la prestation de Ségolène Royal.

A entendre les applaudissements, les « Ségolène Président » et les « On va gagner », le discours et les thèmes abordés ont répondu à l’attente.

Je reste dubitatif sur la forme, cependant : autrefois (de mon temps), quand on faisait un discours, on ne lisait pas continuellement ses notes (sinon, on s’assume et on met un prompteur). SR n’est manifestement pas à l’aise avec le Verbe. Quel manque de chaleur ! Quel sourire crispé quand elle attend (longuement) que les applaudissements cessent ! Quel phrasé répétitif lorsqu’elle ponctue ses phrases d’un crescendo vocal sur les mots importants et de gestes saccadés des bras !
De mon temps aussi, la politique, même quand on aspire à la présidence, était une aventure collective. Les « Je » incessants de SR, les « Moi, Ségolène Royal », peuvent paraitre un engagement personnel fort, mais c’est une forme qui s’éloigne de l’aventure collective qu’est pour moi le socialisme.

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Attentitude

Posté par Christian le 10 février 2007

Avant Villepinte …

C’est peu dire que le discours de demain de Ségolène Royal à Villepinte est attendu.

Au delà de l’anecdote de la restitution des débats participatifs, c’est une campagne, un programme et un projet qui est attendu de la candidate. C’est l’affirmation d’une candidate à la fonction présidentielle, non d’une mère médiatique pour la France.

3 hypothèses :

  • SR réussit enfin à s’incarner comme un leader capable de créer une dynamique collective, le débat présidentiel commence, et … que le meilleur gagne.
  • SR fait un mauvais discours, dans la forme comme dans l’inexistence du fond. Entre ceux qui s’exprimeront pour réorienter la campagne et ceux qui s’exprimeront pour créer les conditions de leur candidature, la cacophonie s’installe. La place pour un 3èle homme, certes, mais peu de temps pour récolter les parrainages (16/03/2007).
  • Entre les deux, un discours mitigé (correspondant à l’aspiration hiératique des supporters de SR mais loin de l’attente politique) qui fera perdurer l’illusion d’une possible élection. Ce risque est réel, car les sondages peuvent tromper un temps pendant que le presse puis les débat torpilleront petit à petit ce capital.

Sarkozy ne laissera pas le champ libre à SR et s’exprimera avant elle ce dimanche 11 février pour bien marquer sa différence et sa stature. Il n’a plus, lui, besoin de faire ses preuves. Il peut progressivement illustrer sa thématique de campagne (je suis un candidat ouvert, non sectaire et capable) alors que SR en est encore à la définir.

Alors, Rendez-vous sur LCP-AN/Public Sénat pour faire notre opinion sur les capacités de SR.
Programme de la journée :

- 10h : synthèse des débats participatifs du PS ;
- 12h : discours de François Hollande ;
- 12h45 : intervention de Nicolas Sarkozy ;
- 14h30 : discours de Ségolène Royal ;
- 16h : émission spéciale animée par Jean-Pierre Gratien, avec la participation de : Michèle Cotta, éditorialiste à LCP-Assemblée nationale ; Jean-Louis Gombeaud, chroniqueur à Public Sénat ; Yves Tréard, directeur adjoint de la rédaction du Figaro ; Jean-Michel Thénard, directeur adjoint de la rédaction de Libération.

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Altitude

Posté par Christian le 4 février 2007

Ségolène Royal

© Michel Euler/AP/Sipa

« Tiendra-t-elle ? » se demande L’Express cette semaine avec une photo où la candidate n’est pas à son avantage.

Quand les sondages la donne battue, quand le PS écoute et laisse parler Sarkozy, quand aucune proposition claire, lisible, cohérente ne sort, il est normal que l’on y voit « un trou d’air ».

Dans le jeu de go, il y a un principe : celui qui a le « sente », a l’avantage. Il a un coup d’avance par rapport à son adversaire. C’est Sarkozy qui a le sente. Et quand on annonce le 11 février comme la date d’entrée en campagne de la candidate, celui qui a un coup d’avance peut préparer la riposte, occuper le terrain.

Ce ne sont pas quelques déribatifs comme cette pénible affaire des RG qui suffiront à détourner l’attention.

Le temps presse pour apporter des réponses et des propositions.

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Camaritude

Posté par Christian le 4 février 2007

Je viens enfin de comprendre la raison qui a poussé tant de haut dignitaire du PS à soutenir si rapidement et si totalement Ségolène Royal.

Beaucoup de socialistes voyaient dans ces ralliements une preuve de la qualité du discours et du « potentiel » électoral de SR.

Pour d’autres, tant de cécité était incompréhensible.

Il est toujours suspect d’avoir raison seul ou avant les autres quand ces autres sont d’éminents politiques.

Quand les faits après quelques semaines confirment ce qu’on pensait, il faut trouver une explication à l’attrait de SR pour certains hiérarques du PS.

Voici la mienne, elle vaut ce qu’elle vaut :

Ne pouvant contrer le phénomène Royal, et conscient de ses limites, certains ont pu penser qu’ils pourraient de l’intérieur, influencer, orienter la campagne de SR. Quand elle serait bas ou en difficulté, leur heure serait venue.

On y est, ou presque. Nous allons voir la meute des conseilleurs proposer chacun une solution.

Campagne par procuration : une explication ?

Père, garde-moi de mes amis, mes ennemis, je m’en charge !

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