Les différences du 3ème débat télévisé

Je suis sûr que les commentateurs diront que tout s’est bien passé pour Ségolène Royal parce qu’elle n’a pas perdu pied.

Qu’ils pensent ce qu’ils veulent, mais quelle différence de classe et de vision pour DSK (et, il faut le reconnaître aussi pour Fabius, même si je ne partage pas toutes ses idées).

La vision de Ségolène Royal est étriquée, parcellaire.

Quelques exemples :

  • la Turquie : DSK dresse le tableau d’une Europe ouverte sur la Méditerranée et qui s’équilibre et pèse grâce à elle dans une cinquantaine d’années. SR se limite à parler du présent et des insuffisances de la Turquie d’aujourd’hui.
  • Le nucléaire iranien : SR refuse le droit à l’Iran de disposer du nucléaire civil (malgré le droit international) alors que DSK aborde la question à partir du rôle de l’Iran dans la région, et réaffirme son opposition au nucléaire militaire dans le cadre du Traité de non-prolifération signé par l’Iran
  • La question du Proche-Orient et du Liban : Alors que SR reste dans l’émotion et le compassionnel, DSK maitrise le dossier, ses attendus internationaux et, au delà de l’incantatoire L’Europe doit s’investir de SR, définit clairement le cadre et les objectifs de l’action diplomatique française.

Enfin, sur la question du siège de la France au Conseil de Sécurité, à côté du « jamais la France de laissera son siège » de Ségolène Royal, DSK a la seule réponse qui vaille : « La question ne se posera que quand l’Europe disposera d’une Défense Européenne ».

Alors, oui, il y a des différences entre les candidats, mais elles vont nettement au-delà d’une différence d’approche et d’une différence de présentation.

Ce sont des différences d’analyse, de vision et de compétences.

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