(Pas) Bravo Ségolène !

Quand on joue avec le feu, on se brûle les doigts ! x
Est-ce que la droite et le MEDEF se seraient emparés du sujet des 35 heures si la gauche n’avait pas donné l’impression d’être moins ferme sur les 35 heures ?La droite, qui avait déjà commencé à revenir sur les lois Aubry, va maintenant pouvoir s’en donner à coeur joie.
Et ce sera d’autant plus facile que les revendications salariales sont devenues très fortes après des années de blocage et que maintenant la croisance commence à revenir (dans mon secteur, l’informatique, on sent bien que les projets repartent, que la mobilité augmentent et que les sociétés de service augmentent leurs tarifs).Alors, Ségolène, fallait-il vraiment aborder ce thème de cette manière maintenant et au détriment de ce que les socialistes ont fait ?

Oui, il faut améliorer les 35 heures. Oui, il faut que tous les salariés puissent bénéficier de la Réduction du Temps de Travail. Oui, il faut aborder la question des salaires et de l’organisation du temps.

Mais, l’argument de la droite “ceux qui veulent gagner plus doivent travailler plus” n’est pas acceptable !

Je ne sais pas ce que c’est que la “valeur travail”, mais je sais que pour certains le travail est aliénant quand il faut faire 1h30 de transport dans chaque sens, quand il faut travailler en horaires décalés, quand le stress et la trension sociale est forte.

Ouvrir la porte aux excès de la droite, la laisser parler en toute impunité de ces questions en surfant sur le velours des nuances dressées par Ségolène sur les 35 heures, c’est irresponsable.

Malheureusement, ce n’est pas le seul sujet sur lequel la thématique populiste de Ségolène Royal s’est posé, et ce sont autant de thèmes repris de la droite : présence militaire dans les collèges et lycées (un comble pour une génération comme la mienne qui s’est battu contre la présence policière dans les lycées et les facs !), nation, valeur travail, et j’en passe !

Alors, oui, ce soir, je suis en colère x x x !

PS : et je ne partage pas la conclusion de l’extrait ci-dessous d’un article de Libération du 21/10/2006 :

(…) Approche. Pendant ce temps, le camp socialiste se réjouit. Grâce à Thierry Breton, le sujet du jour n’est plus de chercher à comprendre les différences d’approche sur les 35 heures entre Laurent Fabius, Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn. Mais plus simplement de s’interroger : pourquoi, si les 35 heures sont si catastrophiques, la droite ne les a-t-elle pas abrogées ? La gauche peut remercier le ministre d’avoir posé la question.

Dans toute cette thématique de la droite, où est le salarié ? Où est son intérêt ? Quel impact sur la croissance et sur l’emploi ? Voilà ce qui doit guider notre choix en lieu et place de convictions idéologiques.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

18 + quinze =