Inquiétudes et conviction

J’ai reçu depuis jeudi plusieurs messages marquant une inquiétude devant l’image qu’a transmise les media du débat militant de jeudi au Zenith.

J’invite tous ces militants à lire l’interview de DSK dans Libération du 28/10/2006. Il remet les choses à leur place.

Le discours de Ségolène Royal n’était pas au niveau qu’attendaient les militants présents et ils ont réagi comme on le fait entre amis.

Après une semaine mouvementée après les déclarations de SR sur les « jurys populaires » et les réactions que cela a entrainé, il semble que la candidate et ses conseillers aient un peu perdu leur sang-froid. Nul besoin d’avoir bourré la salle pour obtenir cette réaction lorsque le contenu du discours et l’orateur ne sont pas en phase avec les attentes du public.

L’équipe de Ségolène Royal se confronte à une réalité : elle n’est pas forcément une candidate de concensus, ses propositions inquiètent et provoquent des réactions très négatives. On a le droit de le dire et ce n’est pas forcément une crise.

Mais l’essentiel après tout, c’est que Dominique Strauss-Kahn lui rassemble. Il est capable d’emporter l’adhésion d’une salle pourtant agitée. C’est un rassembleur.

Alors qu’on nous disait que l’investiture était pliée, qu’il n’était pas besoin de débattre, on voit bien aujourd’hui qu’il y a débat, parce qu’il y a des différences, et que les propositions de DSK rencontrent un écho plus que favorable.

Avec le « Pacte de l’Elysée » d’abord et sa proposition de se mobiliser, en tant que candidat, puis en tant que Président élu,  autour d’un grand dialogue social devant aboutir concrètement en 2007, pusi avec le « Patrimoine de départ » pour permettre aux jeunes de se lancer dans la vie, DSK a fait 2 propositions non seulement efficaces mais surtout reprises et discutées positivement dans l’opinion.

Il reste encore 2 débats et 15 jours pour convaincre mais on constate un mouvement puissant en faveur de DSK.

Alors, camarades, pas d’inquiétudes.

Il y a 3 candidats. 3 candidats avec des approches différentes. 3 conceptions de la présidentielle et du rôle du président.

Mais comme l’a rappelé Dominique Strauss-Kahn, il n’y aura qu’un candidat des socialistes et nous seront tous derrière lui (ou elle).

D’ici là, chaque militant doit pouvoir faire son choix à partir des éléments de débats, pas dans un unanimisme ficelé à l’avance par les sondages.

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