Gagner

Comme beaucoup, je défends, dans des réunions de militants, la candidature de Dominique Strauss-Kahn.Ce qui me frappe, c’est l’inquiétude de certains camarades que je résumerai ainsi : “Pour ne pas revivre le 21 avril 2002, il faut désigner Ségolène Royal parce qu’elle incarne la nouveauté et qu’elle est en haut dans les sondages“.Cette inquiétude est tellement forte qu’elle s’accompagne d’une clause supplémentaire : “Ne prenons aucun risque pour gagner, le débat sur l’investiture risque de nous affaiblir, il est inutile, désignons tout de suite Ségolène Royal“.

D’où cette propension de certains à vouloir éteindre le débat : critiques sur leur nombre, réduction de leur rôle et de leur audience, … Est-il normal que nous n’ayons aucune image du débat militant du 19 octobre ? Est-il normal que l’accès à la presse ait été limité ? Est-il normal que certains commentaires soient “atténués” sur le blog du PS ? Pourquoi ce verrouillage ?
A tout les inquiets, je voudrais dire ceci :

  • Rappelez vous, camarades, qu’une élection n’est jamais perdue ou gagnée d’avance. Sinon, nous n’aurions pas eu les campagnes de 1995 et 2002. En 2002, la gauche n’existait. Elle commencait à peine de se remettre du choc de 1993. Pourtant, Lionel Jospin a fait une campagne extraordinaire et je me souviendrais toujours de la dynamique qui s’est créée à ce moment-là. Oui, nous n’avons pas gagné, mais la gauche a été remise en selle et cela a permis la victoire de 1997 et les succès du gouvernement Jospin qui ont suivi. En 2002, malgré le succès du gouvernement de Lionel Jospin, aucune dynamique ne s’est créée et ce fut l’échec ravageur du 1er tour.
  • Rappelez-vous, camarades, que ce sont nos idées, nos valeurs qui nous font gagner. Aucun positionnement, aucune stratégie ne tient si elle ne s’accompagne pas d’une conviction profonde. SI je tente une comparaison déplacée, c’est pour cela qu’aucune guerre ne peut se gagner contre le peuple s’il est convaincu contre son envahisseur, même s’il n’a que des cailloux pour se défendre.
  • Rappelez-vous, camarades, qu’aucun sondage n’a jamais prédit, 6 mois à l’avance, le résultat d’une élection. Sinon, Rocard, Balladur ou Jospin auraient été présidents.

Nous souhaitons tous la même chose : un président de gauche qui puisse appliquer sa politique.

De plus en plus nombreux sont ceux qui pensent que Dominique Strauss-Kahn peut être ce président. Depuis que le débat a réellement débuté (avec le dépôt des candidatures), l’audience de DSK ne cesse de monter pendant que celle de Ségolène Royal stagne ou baisse. Ce n’est pas une effet négatif du débat. C’est au contraire la conséquence du passage du virtuel au réel, de l’effet des idées par rapport à l’image.

Derrière DSK, il y a une équipe qui travaille ensemble depuis des mois, qui partage les mêmes valeurs, la même ambition, la même méthode.

Au fur et à mesure des débats, c’est cette force qui va s’exprimer, emporter l’attention puis le succès au PS avant de créer la dynamique qui nous fera gagner l’élection présidentielle face au candidat de droite quel qu’il (ou elle) soit.

Choisir l’avenir, c’est choisir Dominique Strauss-Kahn.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

quinze + quinze =