Candidatures

Sauf surprise de dernière minute, on connait maintenant les candidats à l’investiture au sein du Parti socialiste.

Dominique Strauss-Kahn, Ségolène Royal et Laurent Fabius.

Place maintenant au débat.

Il y aura 3 débats télévisés retransmis sur La Chaine Parlementaire à partir de 20 heures 30 :

  • le 17 octobre autour des questions économiques et sociales,
  • le 24 octobre autour des questions de société, d’environnement et de démocratie
  • et le 7 novembre autour des questions internationales et de la place de la France en Europe, dans le monde.

Il y aura en outre 3 autres meetinsg régionaux dont un en Ile-de-France et un débat télévisé entre les 2 tours.

Certains pensent que la retarnsmission télévisée des débats n’est pas une bonne chose. Je ne partage pas cette opinion. C’est d’abord un formidable exercice de démocratie que le Parti socialiste est le seul à faire. C’est aussi un outil de communication pour que tous les militants puisse s’informer et décider librement avant le vote.

C’est surtout une évolution significative de notre démocratie. Nous sommes en train d’inventer les primaires « à la française ». Elles sont pour l’instant réservées aux adhérents du PS (mais nombre de personnes ont pu adhérer pour 20 € et on peut parier que leur militantisme n’ira pas au delà du vote). Je prends le pari que dans 5 ans, elles s’étendront plus largement à la gauche de gouvernement et que, dans 10 ans, toute la gauche y participera. La droite, à un moment ou à un autre y passera elle aussi, sous la pression de media et des ses adhérents.

Les primaire sont-elles une bonne chose ? Je pense que oui si les medias et les partis jouent leur rôle. Ce sera un moyen d’aborder et de décanter certains sujets avant d’aborder les questions de fond pendant la campagne présidentielle. Les vrais clivages apparaîtront et avec eux les choix de sociétés fondamentaux.

Loin de moi l’idée d’idéaliser la société américaine, et sans oublier que 50 % des électeurs ne votent pas, durant les primaires s’opére le choix entre certaines alternatives et s’organise une synthèse des thématiques et des aspirations de la société que va incarner le candidat démocrate ou républicain.

Ce n’est pas peut-être pas un mal de choisir d’abord dans son camp, plutôt que de choisir au 2ème tour entre la peste et le cholera (je vous laisse deviner qui était la peste et qui était le cholera en 2002).

Place donc à la démocratie interne du PS.

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