De l’effet du cinéma
Posté par Christian le 14 octobre 2006
Je ne résiste pas à l’envie de citer une extrait de l’article de Pierre Assouline paru dans Le Monde 2 du 14 octobre 2006.
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Il paraît que François Hollande a suggéré à Ségolène Royal de ne plus s’habiller en Paule Ka depuis qu’il a vu Le Diable s’habille en Prada.
Il paraît qie les candidats à la candidature à l’Elysée ne peuvent plus se sentir à la suite d’une projection privée au siège du PS du Parfum.
Il paraît que le ministre de l’intérieur Nicolas Sarkozy, sommé de régulariser les squatteurs sans-papiers ou clandestins, n’a même pas eu besoin d’aller au cinéma tant il a vu d’acteurs au générque de Cachan dans le journal télévisé.
Mieux vaut tard que jamais, car l’injustice dure tout de même depuis plus d’un demi-siècle, mais il paraîtrait qiue le président Chirac, bouleversé par la projection d’Indigènes, de Rachid Bouchareb, a ordonné la revalorisatipn des pensions de retraite de 56 700 anciens combattants coloniaux. Enfin, c’est ce qu’on dit, même si l’équation : film + émotion présidentielle – ligne budgétaire introuvable dans la loi de finances / effet d’annonce = 110 millions d’euros par an, est assez surprenante. Les observateurs politiques et économiques seraient bien avisés d’éplucher les programmes dans les mois à venir pour calculer ce que coûtera au Trésor public la prochaine sortie au cinéma du président de la République.
Pierre Assouline, De l’effet du cinéma, in Le Monde 2 du 14 octobre 2006
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