Eté pourri

Ce fut finalement un été pourri pour Ségolène.

En tout cas, la fin de l’été car, à lire les commentaires journalistiques au sortir de l’Université d’Eté du Parti socialiste (le site officiel, le blog de La Rochelle avec DSK), le résultat n’est pas glorieux.

Voilà la « madone des sondages » critiquée pour son manque d’idées et son refus de la confrontation publique.

Quand aux déclarations de compagnon, François Hollande, sur sa possible candidature, outre qu’elles frôlent l’indécence, elles ne font rien pour clarifier la situation au PS et ne peuvent que déranger Ségolène Royal.

Comme c’est finalement plus facile de bruler ce qu’on a adoré sans chercher à aborder les questions de fond, les journalistes s’en sont donné à coeur joie pour tomber sur Ségolène.

Cet été aura vraiement été pour elle un chemin de croix. Si elle a réussi à être présente dans trois rubriques différentes : la politique (quand même un peu, au moins avec sa « rentrée » en Bourgogne le 20/08/2006, le fait divers (avec « l’intrusion » à son domicile) et le people (avec les photos volées de ses vacances et de sa piscine publiées par VSD et Closer).

Dans tous les cas, le bilan est négatif : la polémique avec Sarkozy qui a suivi « l’intrusion », comme ce jeu pervers avec l’image auquel se livre depuis des années Ségolène Royal (rappelez-vous sa maternité ministérielle dans Paris Match), ne conduisent à un dévoiement du politique que Ségolène paiera un jour ou l’autre. Nul doute que, si, par malheur, elle était candidate, les électeurs lui préféreront quelqu’un qui va plus au fond des choses.

Abonné comme elle de la rubrique people, Sarkozy, lui, accompagne son image, d’un fond idéologique plus conséquent (mais au combien critiquable).

Bref, qui a vécu par le people, périra par le people, pourrait-on conclure.

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