Elections européennes 2009
Posté par Christian le 7 juin 2009
Le Monde nous offre les résultats en direct :
Posté dans Actualité | Pas de commentaires »
Posté par Christian le 7 juin 2009
Le Monde nous offre les résultats en direct :
Posté dans Actualité | Pas de commentaires »
Posté par Christian le 17 mai 2009
Malgré mon intérêt, j’avais boycotté le livre sur la présidentielle de Sarkozy, L’aube le soir ou la nuit, de Yasmina Reza. Non à cause du livre lui-même, mais pour ne pas cautionner ce président que je récuse en ajoutant à sa victoire électorale un succès de librairie.
2 ans après, l’occasion de sa sortie en poche me permet de le lire sans honte.
Quelle déception ! Certes, je suis dans une période Emmanuel Carrère, mais quand je pense a ce qu’il aurait pu faire du personnage de Sarkozy, et que n’a pas su rendre Yasmina Reza …
Non qu’elle passe à côté de son sujet, mais son style est lourd, sans cette empathie humaine que Carrère sait mettre.
J’avais aime Art au théâtre, peut-être grâce aux acteurs, Arditi, Lucchini et Vaneck. En les lisant, j’avais détesté la noirceur de Une désolation, et apprécié l’inéluctable du Dieu du carnage.
Dommage que cette proximité de Sarkozy n’est pas donne lieu à un texte mieux écrit. Mais, finalement, est-ce peut-être pour cela qu’il a accepté ?
Que retenir : le côte enfantin du personnage, sa volonté de gagner, son égocentrisme, son besoin de séduire ?
Pour faire bonne mesure, peut-être faudrait-il lire 20 000 euros sur Sego de Christophe Donner ? Mais c’est trop dur …
Posté dans Livre, Présidentielle 2007 | Pas de commentaires »
Posté par Christian le 8 mai 2009
Quelle formidable idée que celle d’Antoine Bello ! Une organisation, le Consortium de Falsification du Réel (CFR), emploie des agents dont le rôle, à côté de leur travail ordinaire, est d’introduire des éléments permettant de modifier la perception que l’opinion a de la réalité conformément aux objectifs définies par le CFR.
Cette idée prend toute sa force quand l’auteur s’appuie sur des événements connus, sur des thématiques moralement acceptables (la défense des minorités et de la diversité, la dénonciation des excès de la financiarisation de l’économie) et qu’on finit par se dire que, finalement, pourquoi pas …
Sans cesse en interrogation sur les enjeux moraux de cette activité occulte : pourquoi est-on falsificateur ? jusqu’où peut-on aller pour préserver une falsification ou l’existence secrète du CFR ou des ses membres ? quelles sont les finalités du CFR et l’origine de ses moyens ? Peut-on continuer à exercer sans le savoir ?
C’est cette justesse dans l’analyse et la compréhension des ressorts du falsificateur et du CFR qui font tout l’intérêt du livre d’Antoine Bello.
Extrait des Falsificateurs (pages 266-267, Folio no 4727)
Depuis le début des années quatre-vingt, (…) on assistait à une financiarisation de l’économie. (…) [Il] avait tenu à rappeler que le CFR ne contestait pas les mécanismes du capitalisme. “Ce qui nous préoccupe, avait-il expliqué, c’est que les acteurs de l’économie de marché semblent parfois aveuglés par leur foi dans la solidité du système. Ils oublient - ou font semblant d’oublier - que ces nouveaux instruments, s’ils fluidifient le march, le rendent aussi plus fragile. Certains traders prennent des positions si complexes qu’is ne sont même plus capables de chiffrer en cas de hausse ou de baisse brutale du dollar ou du pétrole.
Est-ce que cela ne reflète pas une certaine réalité, pour un livre dont l’édition originale date de mars 2008 ?
Posté dans Livre | Pas de commentaires »
Posté par Christian le 1 mai 2009
Trop vite sorti de l’affiche à Paris, le film Frost/Nixon, l’heure de vérité, de Ron Howard, mérite d’être vue car, au-delà de l’histoire de l’interview de Richard Nixon, président déchu à la suite du scandale du Watergate, de sa morgue et de son arrogance face au journaliste David Frost, ainsi que de la qualité de l’interprétation et de la mise en scène du film, certains aspects du film ne manquent pas d’être très actuels.
Ainsi l’attitude de l’ex-président américain envers les media et les journalistes n’est pas sans rappeler celle d’un actuel président français.
Quand la position de Nixon sur la guerre au Cambodge et les raisons de la faire (la construction d’un “Pentagone de bambous”), c’est l’exact réplique de ce que dira plus tard George W. Bush à propos de l’Irak.
Posté dans Cinéma | Pas de commentaires »
Posté par Christian le 1 mai 2009
Un article du New York Times publie par le supplément du Monde date du 2 mai 2009 fait frissonner.
Après avoir décrit le développement de la société californienne LiveOps, qui commercialise un centre d’appel (call center) virtuel où des employés traitent des appels depuis leur domicile, appels dirigés en priorité vers les opérateurs les plus productifs, pas seulement en termes de productivité (nombre d’appels traités) mais aussi en fonction de l’efficacité de l’opérateur, par exemple sa capacité à générer des ventes additionnelles.
Commentaire du PDG de LiveOps a propos des employés moins “bons” : “Personne n’est viré, ils ne reçoivent tout simplement plus de travail.”
On se croirait revenu au début du siècle (du moins en Europe) avec le travail payé à la tâche ! Et, ce, dans un monde éclaté où le lien entre salariés n’existe plus puisqu’ils sont à distance les uns des autres.
Conclusion de l’article sur ce thème justement : “Avant de se récrier face à l’horreur d’une économie qui se dirige vers des travailleurs payés à la minute en faisant un travail à la pièce sur la table de leur cuisine tout en étant surveillés en permanence par un ordinateur, soyez conscients que [LiveOps] n’a pas de difficultés à trouver des employés. (…) Il y a beaucoup plus de gens qui recherche ce mode de travail qu’il y a de postes [déclare le PDG de LiveOps].”
Faut-il s’en rejouir ? C’est bien ce modèle libéral - puisque les gens en veulent, c’est donc que c’est bien - qu’il faut critiquer et qui échoue en ce moment !
Posté dans No comment | Pas de commentaires »
Posté par Christian le 26 avril 2009
Il y a des livres dont on parle parce qu’ils sont importants et qu’on veut qu’ils soient lus, comme par exemple, L’Attentat de Yasmina Khadra, d’autres fragiles, dont on veut qu’ils soient lus ou qu’ils aient leurs chances (Seul dans le Noir de Paul Auster).
Pour certains, il vaudrait mieux qu’on n’en parle pas pour ne pas risquer de détruire par des mots inappropriés l’équilibre que le livre a réussi à créer.
C’est le cas de D’autres Vies que la Mienne de Emmanuel Carrère.
On pourra lire ailleurs, le sujet et l’enjeu du livre.
Je ne voudrais retenir que l’extrême justesse du récit, la façon des les acteurs sont restitués dans leur plénitude, l’équilibre des éléments de contexte qui permettent de comprendre, d’appréhender les gens et les actes.
Alors que le livre pourrit être triste ou désespérant, c’est finalement la vie qui l’emporte.
“Lorsqu’on a trouvé son point d’appui, la vie apparaît, …, miraculeuse”
Note du 14/05/2009
Je viens de terminer L’adversaire, livre sur Jean-Claude Romand qui a tué sa femme, ses 2 enfants et ses parents après avoir menti pendant près de 20 ans sur sa fausse vie de médecin. Quelle justesse à nouveau, quelle écriture qui nous permet de comprendre les personnages, ce qui les animent, leurs fêlures secrètes. On saura probablement jamais si l’analyse, la compréhension de Emmanuel Carrère est la bonne. Mais sa capacité à restituer la psychologie des gens en quelques lignes est formidable.
Posté dans Livre | Pas de commentaires »
Posté par Christian le 8 avril 2009
J’avoue avoir un problème avec l’émission Le Masque et La Plume sur France Inter, particulièrement lorsqu’elle est consacrée aux livres.
Autant j’apprécie l’intelligence et la diversité des critiques présents, autant j’adhère à la passion des livres qui anime Jérôme Garcin, autant j’ai découvert des auteurs passionnants comme Jean Rolin, autant je suis surpris du total désaccord sur certains livres qui font l’unanimité des critiques du Masque.
Alors que cette unanimité devrait être le signe d’une probable justesse du jugement, mon désaccord me surprend encore plus !
Ainsi le dernier livre de Paul Auster, Seul dans le noir, qui a été descendu par les critiques, m’est apparu comme un livre passionnant.
Bon, j’aime depuis longtemps Paul Auster, et, comme dans une note précédente consacrée a Amélie Nothomb, peut-être suis-je biaisé ?
C’est certainement un livre étrange qui mélange différents plans.
Au cours d’une nuit d’insomnie, Auster conte l’histoire d’un vieil écrivain invalide, de sa fille et de sa petite fille, chacun ayant perdu l’être aimé.
L’amour est présent dans chaque page du livre, toujours bousculé par le temps et l’Histoire.
Et c’est justement cette dialectique qui est intéressante et qu’Auster illustre au travers de ses histoires imbriquées.
Premier plan : une analyse (brillante) de l’art de l’ellipse au travers de l’objet au cinéma pour illustrer l’état du rapport au sein du couple. Auster connaît et aime le cinéma (il faut lire un de ses meilleurs livres, Le Livre des Illusions)
Deuxième plan : une histoire, imaginée par le vieil écrivain pendant son insomnie, mais ô combien réelle, d’un homme plongé dans la violence de son temps et prêt à abdiquer son âme, à tuer, pour sauver sa femme.
Troisième plan : les histoires de l’amour de l’écrivain et de différents protagonistes, dont sa fille et sa petite fille, histoires perturbées par la vie, le temps et l’Histoire.
Et une conclusion, la vie continue malgré la folie de la vie.
Le style, la narration, les problématiques de la responsabilité face à la violence, à la guerre et à la mort, font de ce livre un livre passionnant.
Si on est un spécialiste de Paul Auster, peut-être pourra-t-on en préférer d’autres, mais pour le lecteur que je suis et pour qui aime la lecture, je recommande ce livre.
Posté dans Livre | Pas de commentaires »
Posté par Christian le 11 mars 2009
Premier principe, second principe de Serge Bramly raconte la vie que je n’ai pas vécue. Non, que je n’aurait pas pu la vivre, j’ai juste choisi un autre chemin à certains embranchements.
Oublions d’abord une partie de la trame de l’histoire qui, sous-tend le récit mais n’apporte pas directement aux événements : du mariage à la mort de Diana Spencer (Lady Di). C’est pendant ces plus de 15 ans que se déroule l’histoire.
15 ans pendant lesquels un jeune socialiste, membre de cabinet ministériel, se transforme en marchand d’armes pendant que se développe la renommée d’un paparazzi. Services secrets français, mercenaires angolais, intermédiaires libanais, ministres socialistes et vie quotidienne se croisent tout au long du roman.
Réalité ? Fiction ? Peu importe ! Tout sonne vrai, y compris l’accident du pont de l’Alma où les histoires se rejoignent.
Histoires peu glorieuses de gens entrainés dans des actions qu’ils ne peuvent pas contrôler.
C’est finalement là qu’il faut rechercher ce Second principe de la thermodynamique, l’entropie, qui veut que tous les systèmes se corrompent inéluctablement.
Posté dans Livre | Pas de commentaires »
Posté par Christian le 5 mars 2009
Mon libraire m’avait prévenu : “ne l’achète pas, ce n’est pas un bon Nothomb !”.
“Peut-être mais j’aime Amélie Nothomb !”.
Donc, avec un peu d’angoisse, car je respecte mon libraire et ami, et parce que celui qui m’a fait découvrir L’Attentat de Yasmina Khadra, ne peut pas totalement se tromper, j’ai ouvert le livre un après-midi de liberté.
Finalement, c’est avec un plaisir réel que j’ai dévoré Le Fait du Prince d’Amélie Nothomb.
Certains de ses romans se lisent en 2 heures comme celui-ci ou auparavant Cosmétique de l’Ennemi. Est-ce que cela en fait pour autant de mauvais livres ? Au contraire ! Amélie Nothomb a le don de construire une histoire simple qui part de rien. Cela peut paraître tiré par les cheveux au début, mais l’histoire s’installe progressivement et on ne la quitte pas avant de savoir où elle va aboutir.
Alors, oui, c’est un plaisir rapide, intense, d’arriver où on ne s’attendait pas. Mais quel plaisir que celui de la découverte, de la surprise !
C’est le rôle de la lecture que de nous le donner. Merci, donc, à Amélie de nous offrir ce plaisir et d’alterner ces grands romans biographiques (citons Stupeur et Tremblements, Metaphysique des tubes, ou Ni d’Eve ni d’Adam) ou non (Hygiène de l’Assassin) avec ces romans de plaisir (qu’on appellerait nouvelles s’ils ne faisaient pas 150 pages).
Alain, cher libraire et ami, grâce a cette différence de vue, nous sommes maintenant tous les deux plus riches au moment de choisir un nouveau livre à lire !
Posté dans Livre | Pas de commentaires »
Posté par Christian le 5 mars 2009
Journal de voyage autour du monde ?
Essai documentaire sur les chiens ?
Document autobiographique ?
Si on voulait classer le livre de Jean Rolin, Un chien mort après lui, on pourrait y passer des heures.
Il vaut mieux se laisser emporter par la langue, par le rythme des phrases, l’enchainement des mots et decouvrir, autour du monde, les lieux et les gens, souvent aux marges du monde, là ou se trouvent les chiens errants ou féraux, ces chiens qui ont, peut-être, suivi le chemin inverse de celui des loups.
Posté dans Livre | Pas de commentaires »